mercredi 23 mai 2018

Ninjak tome 5 - Les sept lames de Maître Darque (Bliss Comics - Mars 2018)


Dernier tome de la série.

Dans ce cinquième tome des aventures de Ninjak, trois histoires.
Tout d'abord, un petit tour dans le futur lors d'une mission menée par le vieillissant Colin King et l'immortel Gilad. A eux deux, ils doivent retrouver la piste d'un certain Silk, puissant criminel cherchant à tout prix le secret de l'immortalité, et pour cela il est prêt à violer le passage dans le monde des morts et à y dérober toutes les informations qu'il pourra sur absolument tout ce qui a existé, existe et existera. A moins bien sûr que Ninjak et le Guerrier Immortel ne parviennent à l'arrêter avant, ce qui ne sera pas chose facile car l'ennemi dispose d'une longueur d'avance. Dans le même temps, dans ce que nous lecteurs appelons le ''présent'', Colin entre d'urgence dans une profonde phase méditative afin de contrer les effets mortels d'un parasite issu du monde des morts ramené lors d'une de ses précédentes missions. L'espace d'un instant, la conscience présente de Colin sera reliée à son lui futur, et lui permettra de faire une découverte capitale qui pourrait bien sauver l'humanité. Mais toute connaissance a un prix, et celui que devra payer Ninjak est des plus élevés...
Ensuite, l'histoire principale commence avec le retour de Roku qui parvient à s'infiltrer sans mal dans la prison secrète la plus sécurisée au monde afin d'en faire évader les Sept Ombres, les anciens élèves du Moine Mort-Vivant que Ninjak a rejoint pour les vaincre les uns après les autres. De nouveau réunis et menés par Roku, ils vont devoir recruter un septième membre pour que l'équipe d'autrefois soit à nouveau complète, et pour cela il va leur falloir convaincre Colin King de leur faire suffisamment confiance pour les rejoindre... le but de la mission en elle-même est clair : éliminer par tous les moyens possibles le terrible Maître Darque, une sombre entité magique qui s'apprête à revenir à la vie et qui constitue à lui seul une menace pour le monde entier. Avec l'aide de la sœur de ce-dernier, les Sept Ombres reformées vont se rendre sur le territoire de l'ennemi pour en finir une fois pour toutes avec lui, mais un traître se dissimule dans leurs rangs et lorsqu'il frappera, cela risque de faire très mal. A situation désespérée, mesures désespérées et extrêmes ! Que fera Ninjak après cet affrontement titanesque : choisira-t-il de sauver la femme qu'il aime au détriment de la raison de cette dernière, ou bien abandonnera-t-il tout espoir ?
Enfin, dans la troisième et dernière partie de cet album assez épais, un court récit où Ninjak reprend du service pour le MI6 afin de retrouver un chercheur en génétique aussi brillant que cinglé, et ce avant qu'il ne livre à une nation ennemie les secrets de l'hybridation génétique de pointe entre les espèces animales et humaines. Mais il semblerait qu'au-delà de la fabrication d'armes et de soldats améliorés, un autre objectif se dissimule non loin dans l'avenir : la survie de toute l'humanité est en jeu, car une menace bien plus grande que tout ce que l'on a pu connaître jusque là arrive bientôt dans l'univers Valiant ! Nos héros seront-ils de taille pour l'affronter ?

Voilà en substance ce que je peux vous dire sur ce tome 5 final de la série Ninjak de Valiant éditée par Bliss Comics chez nous avec beaucoup d'efforts et de qualité. Un tome qui s'achève sur l'ouverture d'une nouvelle histoire, Rapture, que vous découvrirez en Juin ! Et est annoncée également une nouvelle série sur notre espion favori, Ninja-K, à venir bientôt. Bliss nous gâte vraiment avec cet album et fait les choses en grand et très correctement, c'est un vrai plaisir à lire malgré le temps que ça prend de digérer autant d'informations. Faites aussi un tour par le catalogue de l'éditeur à la fin du volume, il y a de belles choses qui arrivent prochainement et ce serait dommage de rater le train en marche ! Une très bonne fin de série donc, avec un avenir tout proche annoncé, les auteurs ont vraiment fait un travail remarquable tout au long de ces cinq tomes et on peut tout spécialement les remercier et apprécier leur labeur à sa juste valeur. To be continued...

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 22 mai 2018

Ninjak tome 4 - Le siège de King's Castle (Bliss Comics - Novembre 2017)


Colin King, alias Ninjak, est sans aucun doute l'agent le plus redoutable dont bénéficie le MI6. L'un des hommes les plus riches du monde également, doté d'une propriété très étendue et d'une fortune que l'on peinerait à compter. Des caches dans tout le pays, voir dans le monde entier, des identités secrètes comme s'il en pleuvait, bref l'agent secret et mercenaire ultime, avec un Q.I. proche du génie et une compréhension hors-pair de la technologie de pointe et des armements. C'est important de bien situer cela, car... tout ce qui fait de Colin King un homme si redoutable va soudain lui être arraché violemment par un ennemi mystérieux qui semble tout connaître de lui, le moindre de ses secrets, ses habitudes, ses capacités, et sait comment les neutraliser et les exposer au grand jour. Après l'explosion de son château et de son arsenal privé, après la destruction de ses caches secrètes et de ses multiples identités de secours, après un périple tout autour du monde dans un jeu du chat et de la souris mortel, Colin King n'est plus rien, rien qu'un homme brisé et aux abois. Du moins c'est ce qu'il veut faire croire à son adversaire, car Ninjak n'abandonne jamais, pas même aux frontières de la mort. Parvenant à retrouver son ennemi malgré tous les obstacles, brillamment expédiés et surmontés, Ninjak confronte alors l'une des Sept Ombres qui lui avait échappé lors de son enquête sur l'organisation terroriste. Mais au-delà d'une mission à achever, c'est un véritable règlement de compte qui s'opère entre eux. Car la femme assassine qui se tient devant lui, la terrible et impitoyable Roku, n'est autre qu'une vieille connaissance...

Pour le siège du château en lui-même tout se passe dans le chapitre 1, une explosion gigantesque suffit à régler l'affaire. Le reste de l'album est entièrement consacré à la traque méthodique de Ninjak à travers le pays puis le monde, tandis que lui-même recherche son ennemie avec une détermination sans la moindre faille, même lorsqu'il découvre de qui il s'agit réellement. Matt Kindt nous offre ici une histoire de vengeance comme on les aime, avec de la violence et des retournements de situation à s'en donner des cheveux blancs dignes d'un film d'espionnage de la grande époque. Ce tome répond aussi à la question que tout le monde s'est un jour posé sur ce personnage de l'écurie Valiant : que vaut Ninjak si on lui retire sa technologie et sa richesse ? Réponse on ne peut plus claire dans cet album de très belle qualité, absolument aucun défaut pour une édition parfaite de la part de Bliss Comics, encore une fois du très beau travail autour d'un personnage qui le mérite amplement. Les dessins sont dans la bonne moyenne de ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle, des artistes pas forcément très connus mais très talentueux ça c'est sûr. Oh et en bonus bien sûr la suite et fin des petits chapitres relatant le passé de Colin et surtout de ses parents, les mystères de la famille King enfin révélés.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 19 mai 2018

Saga tome 8 (Urban Comics - Février 2018)


Nos héros font route vers la planète des avorteurs afin d'extirper le fœtus décédé du ventre d'Alana avant qu'il ne la tue par surcharge énergétique. En effet, les pouvoirs de l'enfant à naître se sont transférés à la mère, mais cela risque de lui provoquer un arrêt cardiaque à tout instant ! Marko et Hazel accompagnent donc Alana jusqu'aux frontières de la vallée des avorteurs, où ils feront une rencontre inattendue qui risque bien de changer la donne. Pendant ce temps, le Prince Robot déchu et Pétrichor gardent le vaisseau et affrontent des bandits locaux qui tentaient de leur soutirer des informations sur leur véritable but sur cette planète. Entre les deux ennemis de circonstances se tisse peu à peu une certaine complicité, et il ne faut pas être sorcier pour imaginer que les choses pourraient bien aller plus loin entre eux si on leur en laisse le temps. Et du temps c'est justement ce qui risque de manquer à nos héros, car à plusieurs parsecs de là le Testament s'est fait capturer par une nouvelle ennemie capable de fouiller dans ses souvenirs, et ce qu'elle découvre (à savoir l'existence de Hazel) pourrait déclencher un cataclysme sans précédent ! Comment cette sombre histoire finira-t-elle ? Tout ne fait encore que commencer...

Saga encore une fois au top, une lecture aisée et agréable, assez rapide tout en se laissant savourer à son rythme. On approche du chapitre 50 à grands pas et la situation des personnages principaux ne cesse d'évoluer, avec dans ce tome la thématique très forte du droit à l'avortement et à la vie qui s'entrechoquent. Mais que cela ne vous fasse pas passer à côté de la romance naissante du Prince Robot, ou des aventures de son cher fils Écuyer sur la planète où ils l'ont laissé en sécurité. Le dessin, toujours excellent de la part de Fiona Staples et le scénario déjanté de Brian K. Vaughan, bref on atteint encore des sommets et il est grand temps que j'arrête de vous en parler avant de vous gâcher les meilleurs moments. Lisez Saga encore et encore sans vous arrêter, c'est vraiment ce qui se fait de mieux dans le monde des comics indépendants ! Et, comme je le disais plus haut, ça ne fait que commencer !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 18 mai 2018

La V.O. du vendredi n°103 : Witchblade - Borne Again tome 3 (Top Cow/Image - Février 2016)


Que dire... lorsque l'on arrive à la fin d'une série, que l'on sait que le point final va être apposé, que les crayons et autres palettes graphiques vont être reposées pour de bon... il y a toujours de l'émotion.

C'est avec cette grande et belle émotion que je dis au-revoir à la série Witchblade avec ce troisième et dernier tome de l'ère Borne Again. Sara Pezzini a fait beaucoup de chemin depuis l'année 1995 et le premier numéro de cette série singulière qui a rapidement su trouver son public et la voie du succès, grâce aux talents mêlés de Marc Silvestri, David Wohl, Brian Haberlin et bien entendu Michael Turner, sans qui toute cette grande aventure n'aurait jamais été possible au départ.

Dans ce troisième et dernier tome, vous découvrirez le sort de Jackie Estacado, le porteur du Darkness, alors que Sara se remémore son ultime affrontement avec celui qui fut, l'espace d'un instant dans un monde disparu, son amant et père de son enfant. L'heure est venue d'incarner la Balance Cosmique entre la Lumière et les Ténèbres, et Sara choisit un monde de Lumière plutôt que d'ombres froides et maléfiques, même si pour cela il lui faut détruire tout ce qui fut jamais Jackie Estacado une bonne fois pour toutes. Ainsi le Witchblade remplit son rôle et sa fonction ultime. Après cela, Sara retourne dans sa petite bourgade au Nord de New York mais est très vite rappelée par son destin quand deux agents privés se présentent à elle après l'avoir confrontée à un monstre malfaisant comme test d'aptitude. Les deux agents travaillent pour une certaine Amaryllis, qui possède de prodigieux pouvoirs magiques et qui souhaite plus que tout faire une offre à Sara : devenir son bras droit, son chevalier en armure luttant contre les forces du Mal. Sara accepte dans un premier temps afin d'enquêter sur sa nouvelle patronne, et découvre bien vite qu'elle n'est pas ce qu'elle paraît. La confrontant et la forçant à révéler sa vraie nature, Sara parvient tant bien que mal à vaincre cette redoutable adversaire, mais les forces lui manquent pour poursuivre cette vie. Il est temps à présent que le Witchblade passe à quelqu'un d'autre, qu'une nouvelle porteuse lui soit destinée. Sara propose l'artefact à trois femmes de sa connaissance, qui acceptent chacune leur tour mais que le Witchblade délaisse à chaque fois pour retourner près d'elle. Alors, après une dernière nuit de souvenirs, le temps des adieux est enfin venu et le Witchblade en paix disparaît alors, laissant Sara retrouver une vie normale et pour la première fois depuis vingt ans enfin apaisée dans son esprit.

Ainsi avec ce 185ème chapitre se referme l'histoire de Sara Pezzini, policière intègre, porteuse du Witchblade et justicière selon les circonstances, défendant les faibles et les simples mortels contre les dangers de l'au-delà et des forces qui dépassent l'imagination. Pendant 20 ans cette femme aura lutté de toute ses forces contre le Mal sous tous ses visages, de Kenneth Irons à Amaryllis, sans faillir ni reculer face au danger et à la mort de ses partenaires et amis. Une héroïne humaine que l'on aura pu suivre pendant vingt ans donc, de 1995 jusqu'au tout début de 2016. C'est une sacrée page de l'histoire de Top Cow qui se referme avec la fin de Witchblade. Ce fut pour moi un immense plaisir que de vous chroniquer les albums V.O. de la série depuis le run de Ron Marz jusqu'à la toute fin du chapitre 185, et un grand bonheur de vivre ce tournant émouvant de l'histoire des comics. Rarement l'on aura connu une héroïne aussi humaine et aussi forte, et Sara Pezzini me manque déjà fortement. Pour ce dernier album, les auteurs rivalisent de compliments et d'échanges cordiaux pour rendre hommage à celui sans qui rien n'aurait été possible, Michael Turner, décédé il y a plus de dix ans maintenant. Je tiens moi aussi à mon maigre niveau à lui dédier cette dernière chronique de Witchblade, en mémoire d'un très grand artiste trop tôt disparu, et en remerciements à tous les autres pour avoir maintenu la série en vie autant d'années et avec autant de brio.

Celles et ceux qui suivent l'actualité le savent déjà, il y a depuis quelques mois une nouvelle série Witchblade sur laquelle travaillent de nouveaux auteurs chez Top Cow/Image, je n'ai pour l'instant aucune information dessus à part qu'elle est à l'étude et qu'elle devrait paraître, si tout va bien, dans peu de temps. Ce ne sera certainement pas la même chose qu'avec Sara, et même sans Ron Marz ni aucun des grands noms de la première série, mais ce revival apportera peut-être lui aussi quelque chose de frais et de neuf dans l'industrie des comics indépendants. Wait and see, attendre et voir. Si des albums sortent sur cette nouvelle incarnation de la série je serais le premier preneur et vous serez très vite informés de ce qu'elle vaut.

Merci Top Cow, merci Marc Silvestri, David Wohl, Ron Marz, Brian Haberlin, Stjepan Sejic, Betsy Gonia, Gabriel Rearte, Francesco Manna, Mann House, Matt Hawkins, David Hine... et bien entendu, merci Michael Turner, merci pour tout.

jeudi 17 mai 2018

Batman & the Justice League tome 2 (Kana - Mai 2018)


Orm arrive. L'Ocean Master approche des côtes de Gotham City, attiré par le pouvoir des ley lines se réunissant à proximité. L'affrontement avec le Chevalier Noir tourne cependant court quand le Joker intervient pour enlever Orm au beau milieu du combat et le conduire dans sa tanière, où le pouvoir des ley lines pourra lui être confié afin qu'il puisse détruire le monde de la surface comme il le désire. Batman n'a plus le choix, il est obligé d'accepter l'aide des membres de la Justice League ! Wonder Woman, Superman et Aquaman rejoignent aussitôt la partie et s'occupent chacun d'un adversaire en particulier, Aquaman se concentrant sur son frère qui fait son grand retour dopé par le pouvoir mystique des ley lines, tandis que le Joker supervise le tout depuis le ciel et assiste en riant à la fin d'un monde. Et pendant que les deux frères ennemis s'affrontent sous l'eau avec une puissance redoutable, Batman et Superman tentent d'arrêter le Joker et son nouvel allié mais ils doivent également protéger Gotham des assauts de la tempête. Wonder Woman quant à elle entreprend de ramener la conscience de la mère de Rui dans la réalité alors que les pouvoirs qu'elle tient elle aussi des ley lines par la faute du Joker se déchaînent et deviennent incontrôlables. Nos héros seront-ils de taille à sauver non seulement la ville de Gotham, mais aussi le monde de la surface ?

On n'en saura pas davantage sur Rui et les mystères qui les entourent sa mère et lui, car l'action principale de ce tome se concentre surtout sur le duel entre les frères ennemis Arthur et Orm, Aquaman et Ocean Master. Deux poids lourds de l'univers DC qui s'affrontent au milieu des éléments déchaînés avec pour enjeu rien moins que la survie de l'espèce humaine, il y a donc un sacré spectacle ! Le dessin est un peu mieux maîtrisé cette fois que dans le premier tome, les personnages sont plus cohérents avec l'image qu'on leur connait normalement et agissent en accord avec leurs personnalités et objectifs tels qu'ils sont exposés chez DC. On dirait un étrange mélange entre l'univers classique et celui des New52, où le dessin animé La Ligue des Justiciers viendrait rencontrer les codes du manga mélangés à ceux des comics et où la première histoire adaptée serait ni plus ni moins que Le Trône d'Atlantis, troisième tome de la série Justice League sous l'ère des New52 et assez gros succès à l'époque. C'est plaisant à suivre, rapide à lire et plein de peps, n'en déplaise aux détracteurs de ce gentil manga signé Shiori Teshirogi et DC Comics. Une artiste talentueuse qui prouve ici qu'elle sait composer avec des univers totalement différents à-priori mais qui peuvent se rejoindre si l'on sait tirer les bonnes ficelles. A suivre donc !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 16 mai 2018

Justice League vs. Suicide Squad (Urban Comics - Février 2018)


Pour mener des missions risquées voir interdites légalement, Amanda Waller a une solution : faire appel à la Suicide Squad, un escadron de criminels pouvant œuvrer pour une cause commune à condition d'être manipulés de la bonne façon. Et Amanda Waller s'y connait question manipulation, on peut même dire qu'elle maîtrise le sujet... jusqu'à ce qu'elle tombe sur plus fort qu'elle. Lorsque Maxwell Lord parvient à réunir une équipe d'anciens esclaves de Waller et à les soumettre à sa volonté pour les forcer à attaquer leur ancienne patronne, Waller n'a plus le choix : elle doit désormais faire appel à la Ligue de Justice pour sauver tout ce qui pourra l'être ! Car dans la prison de Belle-Rêve, Q.G. et vivier de la Suicide Squad, se trouvent enfouis d'effroyables secrets qui ne doivent jamais revoir la lumière du jour. Évidemment, les premiers contacts entre les deux équipes sont plutôt violents voir glaciaux, mais ils parviennent à surmonter leurs répulsions pour travailler ensemble afin d'arrêter Lord et ses hommes, mais malheureusement trop tard pour empêcher l'ennemi de s'emparer de ce qu'il convoitait réellement, à savoir un artefact ténébreux capable de lui donner le pouvoir de contrôler quiconque lui faisant face, et il s'empresse d'ailleurs de soumettre la Ligue de Justice à sa volonté pour les envoyer prendre possession des États-Unis ! Seul Batman a pu en réchapper, et il va désormais composer avec les membres restants de la Suicide Squad de Waller pour tenter d'arrêter le massacre avant qu'il ne soit trop tard et qu'une force bien plus terrible que Maxwell Lord ne soit relâchée sur le monde entier.

Le principe est bien connu dans le monde des comics quand deux super-équipes se rencontrent pour la première fois, à plus forte raison quand il s'agit de héros face à des criminels : ils se combattent toujours avant de faire la paix pour se mesurer à une menace commune bien plus puissante et dangereuse. C'est ce que nous propose ce gros album bourré d'action et de retournements de situations, où la main change très souvent à tel point que l'on ne sait plus très bien qui manipule qui exactement. C'est à mon sens ce qu'aurait pu être un bon film sur la Suicide Squad et la rencontre avec la Ligue de Justice, heureusement on l'aura quand même eu en comics et dans une édition de bonne qualité de la part d'Urban (quoique, petit bémol personnel, mon exemplaire a quelques pages mal scannées et aux dessins dédoublés, ce qui est très troublant à la lecture). J'ai mis un peu de temps à entrer dans le récit proprement dit mais il faut laisser sa chance à cette histoire qui mérite d'être lue, ne serait-ce que parce qu'elle poursuit en sous-marin le développement de l'intrigue principale du DC Univers Rebirth. Nouveaux personnages, nouveaux enjeux, le reste appartient désormais à l'avenir ! Dessins très bons au passage de chaque artiste sur le projet, rien à redire, chapeau bas. Et mention spéciale pour la tonne de couvertures rassemblées à la fin en bonus, ainsi que quelques pages encrées de toute beauté.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 15 mai 2018

Batman Rebirth tome 3 - Mon nom est Bane (Urban Comics - Février 2018)


Batman réunit ses alliés à Gotham et leur révèle cette terrible nouvelle : Bane approche, il sera bientôt là, pour reprendre le Psycho-Pirate et se venger de l'humiliation subie sur son propre territoire dans le tome précédent. La mise en garde du Chevalier Noir est claire : que personne ne reste à Gotham et ne tombe sur le chemin de Bane, il doit l'affronter seul à seul qu'importent les risques et qu'importe le résultat. Il lui faut gagner cinq jours de répit, cinq jour pour soigner l'esprit brisé de la jeune Gotham Girl grâce aux pouvoirs du Psycho-Pirate. Ces cinq jours, Bane va les passer à traquer les alliés et les proches de Batman et à les vaincre un par un, méthodiquement, pour envoyer un message lui aussi très clair à la Chauve-Souris : pas de quartier ! Bane fait cependant une offre à Batman : il accepte d'épargner et de lui rendre ses alliés, contre le Psycho-Pirate et la promesse de ne plus interférer avec ses projets. Évidemment la réponse de notre héros est négative, ce qui plonge Bane dans une rage infernale et l'affrontement débute alors au sein des sombres couloirs de l'asile d'Arkham. Batman libère tous ses ennemis présents sur les lieux et les arme pour ralentir Bane le plus possible, tandis qu'il se charge de protéger la salle de soins où se trouve Gotham Girl. Le sang coule à flots, les uns après les autres ils sont tous vaincus et terrassés sauvagement par Bane, qui progresse inlassablement et finit par arriver jusqu'à Batman pour leur ultime confrontation. Qui l'emportera ? Bane réussira-t-il à briser une nouvelle fois le Chevalier Noir, ou bien celui-ci lui réserve-t-il une cuisante et amère défaite après un combat épique ? Vous le saurez en lisant la fin de ce grand arc scénaristique de la série, un vrai plaisir jouissif à lire autant qu'à regarder.
Pour la fin de l'album, l'annual consacré à Ace, le bat-chien recueilli et sauvé par Alfred, un chapitre que l'on avait déjà dans le numéro 4 de la revue Récit complet Batman, spécial Noël. Toujours sympathique à lire mais un peu redondant du fait de cette première parution très récente de Décembre avant celle-ci en Février. On s'attachera davantage à la lecture de l'hommage aux créateurs de Swamp Thing, une enquête en duo avec Batman et la créature des marais sur les traces de l'assassin de son père biologique. L'occasion de voir ces deux héros opérer ensemble, ce qui est plutôt inhabituel mais qui fonctionne bien au final.

Que dire de ce troisième tome à part qu'il est vraiment génial, bourré d'action bien sûr, gonflé à la testostérone comme jamais et jouissif comme je l'ai dit plus haut. Les dessins sont saisissants, vifs, énergiques et en même temps très détaillés et posés, normal puisque l'on parle ici de David Finch et de ses ouailles. Scénario en béton par Tom King, rien à redire à part bravo et vivement la suite dans le tome 4 qui s'annonce lui aussi assez épique.
Oh et j'ai failli oublier, c'est dans ce tome que vous trouverez, lors de l'épilogue de l'histoire principale, la fameuse déclaration entre Bruce et Sélina qui a tant fait parler d'elle à l'époque de sa sortie en V.O.. Chacun a son avis sur la question, pour moi c'est un bel hommage à ce que Silence avait engendré de meilleur dans la vie du Chevalier Noir en son temps et ça n'est absolument pas hors de propos.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 12 mai 2018

Captain America : Steve Rogers tome 1 - Heil Hydra (Panini Comics - Février 2018)


Ce coup-ci je ne vais pas vous faire un résumé complet de ce tome car il y a bien trop d'éléments de suspens importants pour que je me permette de vous spoiler, il faut vraiment le lire pour apprécier pleinement. Ce que je peux vous dire, c'est que Steve Rogers a retrouvé sa jeunesse et ses pouvoirs suite à la bataille de Pleasant Hill, une prison pour super-vilains dont le projet a totalement éclaté à la tête du S.H.I.E.L.D. Le vrai Captain America est donc de retour aux commandes et s'empresse de neutraliser des commandos de l'Hydra à travers le monde, l'organisation criminelle ayant enfin décidé de se moderniser et d'attaquer partout à la fois pour asseoir son règne. A la tête de cette nouvelle Hydra, le Baron Zémo mène une guerre sans merci face à Crâne Rouge qui incarne une vision plus dure et moins mobile. Qui l'emportera dans cette bataille idéologique qui a déjà fait plusieurs victimes ? Et là, contre toute attente, Captain America nous révèle à nous lecteur qu'il fait également partie de l'Hydra ! Scandale donc, est-ce une ruse, une infiltration très secrète et risquée ? Une mission spéciale ? Non, il semble bien cette fois-ci que Crâne Rouge ait obtenu ce qu'il désirait le plus, à savoir un Steve Rogers à sa botte et prêt à exécuter le moindre de ses ordres. La victoire est donc complète, seulement... un petit quelque chose cloche encore. Captain semble avoir une part de libre-arbitre malgré cette allégeance et il décide dans le dos de son maître de tout faire pour le renverser afin d'incarner et de créer une nouvelle Hydra plus à même de réaliser ses objectifs. Pour cela, notre héros va fomenter des complots et des affrontements entre les plus grands héros du monde à l'occasion des événements de Civil War II, dont on découvre qu'il en a provoqué une partie volontairement en secret. Et si nul ne saurait échapper à son destin, Cap nous prouve qu'il est prêt à tout pour prolonger son existence le temps de réaliser son grand plan et de renverser Crâne Rouge.

Les événements de Civil War II prennent une toute autre tournure quand on réalise que Steve Rogers était derrière certains des plus importants et macabres. En sous-marin il a tout fait pour diviser la communauté super-héroïque et éliminer les menaces les plus évidentes afin de pouvoir mener son plan à bien, sans que Crâne Rouge ne se doute de quoi que ce soit, trop occupé à savourer sa victoire idéologique sur ses rivaux. Nul doute que le prochain tome nous plongera encore un peu plus dans cette nouvelle malfaisance que nous devons à Nick Spencer, je ne suis personnellement pas très fan de cette nouvelle écriture mais lors du Free Comic-Book Day j'ai eu l'occasion de jeter un œil sur le tout nouveau Spider-Man écrit par ce même Nick Spencer et il semble faire du très bon travail donc je suis tout disposé à lui accorder le bénéfice du doute. Les dessins ici sont de bonne qualité et s'adaptent très bien aux différentes époques et aux différents conflits traversés par Captain America dans ce premier tome. Vraiment lisez-le si vous en avez l'occasion parce que là je ne peux que vous conseiller de vous forger votre propre opinion tant sur l'histoire que sur le style du scénariste.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

P. S. : Merci à la librairie Original Comics à Paris d'avoir organisé un si chouette FCBD samedi dernier !

vendredi 11 mai 2018

La V.O. du vendredi n°102 : Witchblade - Borne Again tome 2 (Top Cow/Image - Mai 2015)


Fantômes, clowns maléfiques, loups-garous, démons... la vie de Sara Pezzini n'est pas de tout repos depuis qu'elle s'est emparée de nouveau du Witchblade et qu'elle protège sa petite ville des assauts du monde surnaturel. Alors quand le Witchblade lui provoque une série de cauchemars et menace de la quitter et/ou de la tuer, c'est plus qu'il n'en fallait pour que Sara ne perde son calme et ne pose un ultimatum à l'artefact : soit il la reconnaît comme étant sa légitime propriétaire et fait ce qu'elle dit, soit il ira seul se trouver quelqu'un d'autre d'aussi valeureux. Une fois ce petit désaccord réglé et les choses mises au clair, Sara peut alors poursuivre son enquête sur la disparition de la femme de Jackie Estacado, le Darkness, du moins l'était-il avant d'être tué sans pouvoir léguer sa malédiction à quelqu'un de son sang. Sa femme Jenny est depuis devenue l'hôte de l'Angelus, s'abandonnant à cette entité de lumière corps et âme. Sara tâche de remonter le cours des événements et de découvrir ce qui est arrivé à Jenny avant sa transformation, et si le Darkness à présent sans hôte représente une menace ou non. Après s'être confiée à sa partenaire et adjointe sur la vraie nature de ses pouvoirs et les risques qu'ils lui font courir, Sara sait qu'elle a désormais une amie de confiance pour l'épauler dans les aspects les plus sombres et dérangeants de son métier. Quand le Darkness s'attaque à Rooney, Sara est prête d'instinct à se sacrifier pour la sauver, ce qui lui permet de vaincre et à toutes les deux de sortir indemnes de la maison avant qu'elle ne s'effondre. Aucun nouvel élément ne venant s'ajouter sur la piste de l'Angelus, les deux femmes regagnent leur petite ville en laissant New York derrière elles. Une fois arrivées elles doivent enquêter sur la présence mystérieuse dans les bois d'un loup-garou et sur la disparition d'enfants dans un ancien parc d'attractions. Pour Sara, c'est désormais une certitude : quelqu'un cherche à la mettre à l'épreuve et à entrer en contact avec elle, de bien mauvaise manière. Quelle sera l'issue de cette longue attente ?

Ron Marz nous livre ici le second tome des dernières aventures de Sara Pezzini et du Witchblade, accompagné comme précédemment au dessin par Laura Braga et son style dynamique et terriblement efficace. Ils sont rejoints sur cet album par Maan House qui sort un travail impeccable lui aussi, l'ambiance horrifique et glauque est vraiment prenante surtout pour le chapitre dans le parc d'attractions, l'équipe fonctionne très bien et nous emporte petit à petit de chapitre en chapitre vers l'ultime défi de notre héroïne. Rendez-vous très prochainement pour la suite et fin de cette longue aventure !

jeudi 10 mai 2018

Alice in Murderland tome 8 (Pika - Avril 2018)


Stella fait à présent face à une toute nouvelle menace, ou plutôt au retour inattendu d'un ancien adversaire... en effet, Maré semble revenu à la vie et poursuit Stella à travers la propriété en déclenchant des attaques surprises aux moments opportuns. Pour s'en sortir Stella n'a d'autre choix que de laisser Alice prendre le contrôle, et cela la mène dans la chapelle conçue pour les jumeaux maudits. Là, Alice découvre que la poupée de Maré est animée en réalité par son frère jumeau encore en vie, Sol, et que ce-dernier a enlevé Tsukito pour pousser Stella dans ses derniers retranchements et l'éliminer de la compétition. Sol manipule les flammes et se sert habilement de son pouvoir, mais grâce à la prévention de Tsukito Alice parvient à s'en sortir et à confronter son adversaire du jour, qui lui raconte alors la bien triste histoire des jumeaux maudits... mais ce n'est qu'une nouvelle tactique pour gagner du temps avant que la chapelle n'explose, emportant tous ceux qui s'y trouvent dans un brasier ardent. Alice et Tsukito parviennent à s'en sortir juste à temps, et font ainsi leurs adieux à Sol et à ce qui restait de Maré.
La prochaine Tea Party de la famille Kuonji est donc officiellement organisée, et il ne reste déjà plus que trois survivants : Stella, Miser et Melm. Mais un autre sujet préoccupe la matriarche du groupe : l'imposteur qui se faisait passer pour Zéno est de retour et se met à voler des artefacts précieux dans les différents sanctuaires du groupe Kuonji, pour le compte de la secte ennemie qui l'a engagé et sauvé. Stella demande alors la permission de se rendre sur les lieux prévus du prochain cambriolage, en compagnie de Tsukito qui doit se porter garant pour elle de sa conduite. Le père est là également pour superviser lui-même l'arrestation de Zéno, mais celui-ci réussit contre toute attente à surprendre tout le monde et à s'enfuir sans l'artefact visé, mais en ayant repris contact avec Stella. Après tout ce temps et après tout ce qui vient d'arriver, Stella a-t-elle encore des sentiments pour l'imposteur ? La guerre est déclarée entre les Kuonji et les membres de la secte Washimiya ! Le jeu de la succession pourra-t-il se poursuivre dans ces circonstances ? Il est d'autant plus vital qu'il y ait un vainqueur car Mère a annoncé qu'à leur majorité, chacun des enfants restant mourra. Qui survivra le plus longtemps et goûtera à l'Elysium ?

J'ai bien aimé ce tome 8 avec le ''retour'' de Maré et la partie avec Sol qui cherche à la venger à sa façon tordue, jusqu'au moment de la révélation de leur histoire de jeunesse avant d'être adoptés par les Kuonji. Tout s'enchaîne plutôt bien entre action et révélations, Kaori Yuki est toujours en forme et si elle met sans doute moins de temps et d'application pour les fonds et décors (par ailleurs toujours merveilleux) elle livre toujours un travail formidable sur les personnages et leurs tenues et accessoires, tout est très habilement recherché comme de juste dans un manga de la reine du shojo gothique. Pika continue de faire un bon travail d'édition, ça m'embête un peu de le reconnaître mais j'espère tout de même que les jours de Tonkam ne sont pas comptés et qu'à l'avenir une nouvelle série de l'auteure se retrouvera chez eux.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 9 mai 2018

Aquaman Rebirth tome 1 - Inondation (Urban Comics - Janvier 2018)


L'Atlantide tente de s'ouvrir au monde de la surface, sous l'impulsion de son roi Aquaman. Arthur espère ainsi que les deux peuples apprendront mutuellement à se comprendre et à se faire confiance, et il est soutenu par sa garde rapprochée ainsi que par sa fiancée, Mera, de façon inconditionnelle. Mais alors que la nouvelle ambassade Atlante vient tout juste d'ouvrir ses portes sur le territoire américain, Black Manta apparaît et fait exploser le bâtiment pour causer le plus de souffrances possible à son ennemi juré, qui s'engage alors dans un duel acharné contre lui afin de sauver le plus grand nombre. Prêt à aller jusqu'au sacrifice, Aquaman confronte Black Manta à ses propres contradictions et parvient à le stopper dans sa quête effrénée de vengeance, et les autorités se chargent à présent de le conduire en détention pour ses crimes. Tandis que la tension retombe peu à peu et qu'Arthur et Mera se rendent à Washington pour avoir une explication avec le bureau présidentiel, quelqu'un fait évader Black Manta lors de son transfert et lui fait une surprenante proposition, que le criminel s'empresse d'accepter afin de remonter jusqu'au commanditaire de sa libération et, une fois face à lui, prendre sa place à la tête de la gigantesque organisation criminelle qu'il dirige. N.E.M.O., un acronyme approprié pour une société secrète datant du XIXème siècle et cherchant depuis sa création à s'emparer du monde en prenant le contrôle total des océans, et en s'arrangeant pour faire accuser l'Atlantide de plusieurs incidents maritimes internationaux. La relation très tendue entre l'Atlantide et les USA va jusqu'à faire emprisonner Arthur pour crimes contre l'état Américain, ou du moins en attendant une preuve de son innocence. Mera mène l'enquête de son côté tandis que les membres de la Ligue de Justice, Superman le premier, s'accordent à laisser Arthur se débrouiller avec ce conflit sans intervenir pour ne pas l'envenimer davantage. Pendant ce temps, de nouvelles attaques ont lieu à la surface et des villes Américaines et des navires de guerre sont touchés et coulés par ce qui semble être un commando terroriste Atlante. Les preuves et les catastrophes s'accumulent sans relâche contre le royaume marin qui se ferme de plus en plus au reste du monde, sans qu'Arthur ne parvienne à renverser la vapeur. Paria entre tous, il connaîtra cependant sa grande heure de gloire lorsque Black Manta déclenchera l'apparition d'un monstre implacable et l'enverra ravager la petite ville d'Amnesty Bay, berceau natal d'Aquaman. Défendant la ville et ses habitants de son mieux, dépassant toutes ses limites, le héros doré parvient à vaincre la créature non sans mal et doit être hospitalisé de toute urgence s'il veut s'en sortir. C'est à cet instant que l'opinion publique commence à se retourner en sa faveur, et Black Manta et son organisation décident alors de tenter le tout pour le tout et de passer à l'attaque massive des principales villes côtières des États-Unis, en se faisant passer pour des Atlantes rebelles. La guerre est donc officiellement déclarée entre les deux pays, et le pire est sans doute à venir...

Un premier tome vraiment conséquent avec pas moins de onze épisodes d'un coup, plus les couvertures alternatives et les croquis des nouveaux personnages et costumes. Un bien beau travail éditorial de la part d'Urban qui nous prouve une fois encore comme il y a des années pour les New52 que le personnage d'Aquaman peut devenir l'un des plus intéressants de l'univers DC pour peu qu'on lui laisse sa chance. Le scénario ici est signé par un très grand nom des comics, Dan Abnett, plus habitué aux frontières reculées de l'espace qu'aux fonds marins mais qui s'en sort avec brio dans cette intrigue aux multiples ramifications. Les personnages sont vrais, dans le sens criant de vérité, ils sont plausibles et convaincants chacun à sa façon, et les décors magnifiques des dessinateurs aident beaucoup à fluidifier l'action et le récit. J'avais un peu perdu le goût des aventures du héros doré vers les deux derniers tomes de sa précédente série, mais sous l'ère Rebirth il parvient à nouveau à me surprendre et à m'enchanter, et j'ai à présent vraiment hâte de pouvoir lire un autre pavé comme celui-ci pour voir comment la situation pourra se régler, avec autant d'enjeux et de pression de tous côtés. Un très bon comic-book donc, une bonne série qui commence tambour battant et qui nous propose un nouveau portrait assez fidèle du personnage selon ce qui a été défini par Geoff Johns précédemment. Si par moment certains dessinateurs prennent une touche un peu cartoonie ou exagérée c'est parfaitement volontaire et calculé, et ça sert toujours le récit pour simplifier au maximum le visuel tout en préservant la beauté de l'histoire et sa richesse. Vous aussi, faites confiance à Aquaman Rebirth et donnez-lui sa chance, je pense que vous ne serez pas déçus !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

samedi 5 mai 2018

Black Panther tome 1 - Ennemi d'état (Panini Comics - Janvier 2018)


Le roi T'Challa du Wakanda fait face à une crise majeure : des milliers de réfugiés fuyant un conflit ethnique envahissent les frontières du Wakanda et génèrent de nombreux incidents diplomatiques. Parmi eux, le Dr. Achebe, un ennemi farouche et totalement fou à lier, se présente bien vite comme le nouvel homme fort de cette mouvance étrangère. Mais T'Challa n'a pas le temps d'enquêter davantage sur les magouilles d'Achebe, car aux USA une jeune fille vient de décéder. Cette jeune fille était pensionnaire d'une association caritative du Wakanda et elle est retrouvée dans de bien étranges circonstances, qui poussent la Panthère Noire à enfiler son costume de justicier et à enquêter sur place. Mais durant cette enquête très mouvementée, véritable casse-tête s'il en est, les choses empirent au Wakanda : Achebe est parvenu à prendre le contrôle du pays en s'associant avec la belle-mère de T'Challa pour occuper le pouvoir suprême, et il menace chaque heure un peu plus l'intégrité de la nation et de ses relations avec le reste du monde. Pour la Panthère Noire l'heure est aux règlements de compte avec de dangereux mafieux et criminels de guerre ayant participé d'une manière ou d'une autre à ce conflit tentaculaire dont le seul but semble avoir été de chasser le roi du Wakanda pour permettre à Achebe de régner à sa place. Grâce à l'aide des Avengers et surtout de Captain America, le pire est évité de justesse à New York mais la diplomatie n'est plus de mise entre les deux pays, car T'Challa, condamné à l'exil pour maintenir la paix dans sa propre nation, déclare la guerre aux États-Unis. Une déclaration qui fait soudain de lui l'ennemi numéro un à abattre ou à capturer au plus vite afin de faire cesser cette crise. Et pendant ce temps, Achebe achève de ruiner le Wakanda en rompant son alliance de fortune et en déclenchant de multiples attaques contre le pays lui-même et sa population, uniquement dans le but de presser la Panthère Noire et de le forcer à revenir se jeter dans un piège bien cruel. Comment tout cela finira-t-il ?

Pour être tout à fait honnête j'ai lu cet album en faisant quelques pauses par moments, car il faut avouer que l'écriture autant que les dessins sont assez... perchés, si j'ose dire. Les artistes ont fait de leur mieux pour rendre le visuel d'un scénario trèèès perturbé et aux ramifications sans cesse plus nombreuses à chaque nouveau chapitre. Une histoire très complexe et compliquée à suivre donc, qui n'en est pas moins une réussite pour Christopher Priest puisqu'il s'agit de l'une des sources d'inspiration retenues pour le film Black Panther récent de Marvel Studios. Mais, à choisir, je préfère nettement et de loin aller revoir le film plutôt que de relire ce premier tome du run de Priest sur le personnage, j'aurais même tendance à refroidir mes ardeurs quant à l'achat des tomes suivants s'ils paraissent un jour. En tout cas la collection ''Marvel Select'' est parfaite pour ce genre d'édition et d'histoire un peu alambiquée et parallèle à d'autres moments de gloire de l'éditeur, qui faut-il le rappeler était à l'époque en très mauvaise santé financière. Ce qui a certainement du aider à porter des scénario désespérés de la dernière chance comme celui-ci aux nues et à renflouer les caisses à grand renfort de théorie du complot. Quoi qu'il en soit et malgré toutes ses qualités quant au portrait au vitriol de la condition des Noirs aux USA et dans le monde, Black Panther – Ennemi d'état ne m'a réellement intéressé que vers la fin, dans les derniers chapitres se déroulant au Wakanda. Je reste très mitigé quant à la place à lui donner en terme d'importance, je ne connais malheureusement pas assez bien le passif du personnage en comics solo pour dire si oui ou non il s'agit d'une grande histoire ou même d'une bonne histoire tout court, mais en tout cas je pense qu'on devrait la réserver à un public éclairé et non à de jeunes novices.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !