samedi 22 juillet 2017

Ninjak tome 3 - Opération : Au-delà (Bliss Comics - Juin 2017)


Colin King n'est pas encore au bout de ses surprises, malgré tout ce qu'il a déjà affronté et vu dans sa vie trépidante. Voilà que le MI-6 décide de l'envoyer... dans le monde des morts, rien que ça, pour secourir une équipe d'agents fait prisonniers par un mage noir, et surtout pour y récupérer Fakir, l'une des Sept Ombres, qui a été enlevé au sein même de sa cellule spéciale. Pour pénétrer dans le monde des morts, Ninjak aura besoin d'une alliée de poids : Punk Mambo en personne, la prêtresse vaudou adepte du mouvement punk britannique. A eux deux, ils formeront l'escouade d'intervention et de récupération d'urgence, affrontant tous les dangers de l'Au-delà grâce à leur expérience et à leur savoir-faire, tant magique que technologique. Mais la mission ne sera pas de tout repos, car le temps ne semble pas s'écouler de la même façon ni au même rythme dans le monde mortel et dans celui des âmes perdues... de plus, ils devront affronter un ennemi de taille en la personne du Shadowman, devenu esclave du pire des mages noirs et appelé désormais la Pie, en raison de son obsession pour les artefacts magiques disséminés partout dans le monde des morts, qu'il est obligé de récupérer pour son maître même si ce dernier a disparu. Punk Mambo et son loa, Ninjak et son armure high-tech... sauront-ils faire face à cet adversaire redoutable et s'en tirer sans aucune perte ni aucun sacrifice ? Le vent tourne, et très bientôt il sera temps pour Ninjak d'affronter l'ultime épreuve...

Une aventure contenue seule dans ce troisième volume, avec en bonus des chapitres complémentaires sur le tragique destin de la Pie et sa quête inachevée de liberté autant que de magie. En fin d'album on retrouve également les crayonnés de quelques pages très bien dessinées et mises en valeur par Bliss dans son édition, ainsi que certaines couvertures et un dernier chapitre consacré entièrement à Punk Mambo et à ses origines, enfin racontées au grand public. Ce tome de belle qualité tant narrative et visuelle qu'éditoriale se termine avec une annonce pour le prochain, le quatrième, qui donne vraiment envie rien que dans ce petit teaser ! A paraître en Novembre, donc patience. En attendant, rien ne vous empêche de relire les aventures de Ninjak en solo ou bien en équipe lors de ses apparitions dans les autres séries Valiant chez Bliss.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 21 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°81 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 2 (Zenescope - Novembre 2015)


Rien ne va plus dans l'école secrète d'Arcane Acre. Après la défection de Wulf, parti étudier dans le royaume de Oz, les élèves restant se serrent les coudes et nouent des relations amicales, voir intimes pour certains. En effet, le rapprochement de Hailey et d'Ali ne passe pas inaperçu et Skye, qui avait des sentiments pour le jeune homme, reste en retrait dans l'ombre comme le veut son caractère. Malgré tout, ça ne les empêche pas de continuer à se voir et à pratiquer l'exercice de la magie, en particulier les invocations d'esprits, qu'Ali souhaiterait maîtriser car c'est la base sur laquelle reposent ses pouvoirs. Mais malheureusement, on ne choisit pas toujours le type d'esprit que l'on invoque d'un monde à l'autre, et c'est en toute ignorance que les jeunes gens font venir celui du Chapelier Fou, fléau de Wonderland, entre les murs de l'école, précisément là où étudie sa descendante, Violet, qui avait été tenue loin de lui jusque là. Prenant aussitôt possession d'un nouveau corps, le Chapelier entreprend de commettre un véritable carnage au sein des employés de l'école avant de s'en prendre directement aux élèves, mais il est rapidement défait et s'en va chercher un nouveau réceptacle, Violet elle-même. Pendant ce temps, Sela retrouve enfin la trace de Kiera, le Phénix, et l'emporte avec elle jusqu'à Arcane Acre pour qu'elle puisse se reposer et retrouver l'usage de ses forces ainsi que de ses souvenirs. Au même, moment, Wulf combat une nouvelle menace qui pèse soudain sur les élèves de son école, à Oz, et s'il parvient à vaincre la créature cette dernière rejoint malgré tout sa génitrice et lui confie un talisman volé à Natalie, une autre élève dont Wulf s'est épris. Le combat suivant aura lieu au cœur d'Arcane Acre, au sein du portail qui relie tous les mondes entre eux, et l'esprit du Chapelier en profite pour manipuler Skye en lui faisant faire apparaître une source de magie pure, un pouvoir immense qui ne manque pas d'attirer aussitôt la Horde Noire menée par le Ténébreux et ses assassins. Cherchant de l'aide auprès de Druanna, Sela tombe dans un piège orchestré depuis le début par le Ténébreux et par celle qui se faisait passer pour la déesse, et qui a manipulé les événements jusque là pour que Arcane Acre soit créée afin de relâcher dans le monde une terrible créature, scellée jusqu'à présent, et qui disparaît avec ses alliés non sans avoir privé le Ténébreux lui-même de ses pouvoirs, une occasion trop belle pour Belinda qui s'en saisit aussitôt pour se débarrasser enfin de celui qui l'a privé de son passé. Et alors que chaque camp compte ses morts et lèche ses blessures, la prophétie à l'origine d'Arcane Acre risque fort de se réaliser comme la pire hypothèse qui puisse être.

Un second tome aux récits pluriels et entremêlés, à savoir les relations qu'entretiennent les jeunes entre eux à Arcane Acre et les aventures de Wulf à Oz avec ses nouveaux camarades, tandis que des forces obscures complotent pour réaliser un plan dément. Chaque chapitre a des incidences sur le suivant, quand bien même chaque histoire est différente des autres, elles sont cependant toutes liées par les mêmes éléments et personnages centraux. Ici c'est surtout le Chapelier Fou qui est à l'honneur, ainsi que le Ténébreux, du moins pour un temps seulement. La venue de l'esprit malade de Wonderland aura de terribles répercussions sur le reste de l'univers, avec l'apparition par sa faute d'une toute nouvelle menace qui semble inarrêtable. Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite !

jeudi 20 juillet 2017

Saint Seiya Episode G : Assassin tome 7 (Panini Manga - Juin 2017)


Seiya parvient à détruire l'épée de son adversaire, ce qui met fin à l'affrontement... mais ce n'est qu'un interlude avant l'apparition du véritable ennemi, qui n'est autre que l'ancien Chevalier d'Or du Sagittaire, Aiolos, celui qui a sacrifié sa vie pour sauver Athéna il y a si longtemps. Comment est-ce possible ? L'ancien héros de lumière du Sanctuaire serait-il devenu pour de bon un renégat au service d'une cause maléfique ? C'est ce que devront déterminer nos héros en l'affrontant, Aiolia voulant à tout prix se charger lui-même de faire éclater la vérité, mais n'étant pas de taille face à son frère aîné il cède la place à celui qui l'a autrefois assassiné... Shura du Capricorne ! Cependant malgré tous leurs efforts il semble que personne ne soit vraiment capable d'affronter à armes égales Aiolos, qui se retire pour l'instant auprès de sa mystérieuse déesse qui prétend être la véritable Athéna. Peu après, c'est au tour d'un autre Chevalier d'Or de revenir d'entre les morts et de dévoiler sa présence à nos héros afin de sauver la vie de la fille de Hyoga : Masque-de-Mort est de retour et compte bien employer toute sa puissance pour remplir sa mission, de gré ou de force.
En bonus, un petit chapitre dans lequel Shura apprend peu à peu à se familiariser avec cette nouvelle époque et ce Japon qui lui est inconnu et bien étrange, avec l'aide de Shun et de Hyoga. L'adaptation ne sera pas forcément aisée, mais le Chevalier d'Or peut compter sur la jeune génération pour l'épauler et lui permettre de vivre à nouveau.

Les actes de nécromancie de Masami Kurumada ne semblent plus avoir de limites désormais, puisqu'il en vient à ramener Aiolos, le grand héros qui donne toute sa raison d'être au manga d'origine par son sacrifice, d'entre les morts pour en faire un nouvel ennemi impitoyable de Shura et des nouveaux Chevaliers. Et ce n'est pas le retour de Masque-de-Mort revenu redorer son blason qui changera la donne, il s'agit une nouvelle fois d'une trahison pour le cœur des fans de toujours, et on se demande à nouveau où tout cela s'arrêtera-t-il...
Niveau qualités visuelles rien à redire c'est toujours aussi beau avec la mise en couleurs, même si parfois on a l'impression d'assister à une bouillie informe d'attaques et d'effets graphiques. J'attends toujours personnellement le moment qui me fera aimer cette série étiquetée Saint Seiya, mais je ne parviens déjà pas à m'attacher aux personnages qui ont bien changé, alors si en plus c'est pour se retrouver avec les grands héros dénaturés je ne vois pas bien l'intérêt, à part faire souffrir davantage le lectorat fidèle de Kurumada.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 19 juillet 2017

Batman : New Gotham tome 1 - Evolution (Urban Comics - Juin 2017)


Gotham City est une ville qui a enduré plus souvent qu'à son tour son lot de malheurs et de tragédies. Mais jamais autant que depuis les dramatiques événements du No Man's Land, qui a divisé la communauté comme jamais auparavant et de façon apparemment irrémédiable. Les histoires contenues dans cet album s'articulent autour d'un duo fort et toujours présent quoi qu'il arrive, malgré les épreuves et les pertes : Jim Gordon, commissaire de la police de Gotham, et le Batman, détective nocturne qui l'aide à veiller sur les citoyens. En explorant les tréfonds du deuil de Gordon, celui de sa femme disparue, c'est un véritable portrait noir que nous livrent les auteurs. Mais le lecteur n'aura pas le temps de s'attarder, tout comme Batman, car la ville sitôt rebâtie est déjà la proie des criminels les plus opportunistes, décidés à étendre leurs territoires et leurs trafics. Quelqu'un semble manipuler plusieurs gangs dans l'ombre et les monter les uns contre les autres, dans le but de prendre le contrôle d'un vaste réseau de production et de distribution d'une nouvelle substance qui pourrait avoir des effet dévastateurs. La ville est au bord du chaos à nouveau et Batman se doit d'intervenir et de remonter au plus vite la maigre piste qui s'offre à lui, et qui le conduira jusqu'à un très vieil ennemi trop longtemps resté en retrait. Ra's al Ghul s'éveille et tourne son regard vers Gotham, et ses fidèles émissaires ne mettront pas longtemps avant de faire courir à la ville toute entière un danger impitoyable, que le détective aura bien du mal à contrer. Mais, une fois chose faite, il faut ensuite faire en sorte que l'administration décriée de la cité ne saborde pas les efforts de ses défenseurs, tout en sachant que Ra's n'a pas dit son dernier mot et que son plan ne demande qu'à évoluer vers une nouvelle étape encore plus démentielle, tandis qu'il tient la Ligue de Justice à sa merci (voir les événements de Justice League – La tour de Babel, qui se déroulent en même temps que les chapitres intercalés entre les deux enquêtes sur Ra's). Batman sera-t-il de taille pour ce qui l'attend, cette ultime confrontation trop longtemps retardée ? Sitôt un problème réglé, un autre surgit soudain : la mairie veut expulser Poison Ivy de son territoire du parc végétal de la ville, qu'elle occupe depuis le séisme et dans lequel elle a recueilli des orphelins qui lui sont dévoués et qu'elle a protégé de tous les dangers. L'heure tourne et une solution potentiellement catastrophique est ordonnée, Batman n'a plus que quelques heures devant lui pour tenter de faire entendre raison à Ivy et ses protégés, déterminés à mourir en martyrs s'il le faut.

Plusieurs histoires qui s'entrecroisent toutes autour des personnages de Batman et de Gordon, vraiment centraux dans ces récits d'enquêtes bien ficelées et écrites par Greg Rucka, le tout servi par des dessins somptueux très art-nouveau et colorés dans des tons très contrastés, pour un impact maximal sur le lecteur et le chemin de son regard sur les pages. Une très bonne lecture, qui peut se faire sans avoir lu auparavant les six tomes de la partie No Man's Land et qui constituait sans doute à l'époque une nouvelle porte d'entrée pour le lectorat curieux du Chevalier Noir. Rien à redire, si ce n'est qu'il faut vraiment donner sa chance à ce titre prévu en trois tomes et qui nous offre tout simplement le meilleur de ce qu'on pouvait lire à l'époque sur Batman et sur la ville de Gotham, aussi troublée et malmenée que son héros.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 18 juillet 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 4 (Ki-Oon - Juillet 2016)


Grâce au rôle de Salomé, Kasane brille de plus en plus dans le milieu du théâtre et se voit enchaîner les propositions de rôles et de pièces. Tout semble aller pour le mieux, tant que Nina reste endormie et que rien ne semble venir perturber cette douce vie mensongère... jusqu'au moment où survient une autre fille, Nogiku, qui est le portrait parfait de la mère de Kasane, ou plutôt de la femme à qui cette dernière volait son visage à l'époque. La ressemblance troublante pousse Kasane a vouloir en savoir davantage sur Nogiku et à devenir, peut-être, son amie. Sincère pour la première fois avec ses sentiments tant amoureux qu'amicaux, Kasane vole sur un petit nuage, tandis que de son côté Nogiku s'échappe du cauchemar dans lequel elle vivait jusque là et décide d'en apprendre le plus possible sur cette belle actrice qui lui rappelle tant sa mère...

L'heure tourne et le destin fait petit à petit son œuvre en rapprochant Kasane et Nogiku, deux faces d'une même histoire qui se rencontrent enfin, jusqu'à ce que le pire n'arrive. A partir de l'arrivée de Nogiku le récit prend une tournure plus dramatique que jamais, plus sombre, malsaine... en contrepartie, la vie de Kasane ne fait que décoller et la lumière semble s'accrocher à elle pour de bon cette fois-ci. Tout se met donc en place pour que les mensonges éclatent et que la vérité soit enfin dévoilée, une vérité très douloureuse et qui lie beaucoup plus que l'on ne le pensait les deux jeunes femmes. Toujours un manga d'une qualité tant visuelle que narrative excellente, à continuer de suivre !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 17 juillet 2017

La question du lundi n°44 : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?


Voilà un peu plus de deux ans, le 11 juillet 2015, nous quittait Satoru Iwata, PDG de Nintendo. Avec sa disparition la firme du plombier moustachu se retrouvait orpheline d’un patron humain, ayant la connaissance du terrain (il fût développeur chez Hal Laboratory), de nombreux succès commerciaux (Nintendo DS, Wii) mais aussi un bide retentissant avec les pires ventes d’une console de salon avec la Wii U.
En début d’année est sortie la Nintendo Switch, fruit d’une longue traversée du désert de la fin de l’ère Iwata. Aujourd’hui la société de Kyoto n’a toujours pas trouvé son successeur, Tatsumi Kimishima assurant l’intérim en tant que directeur. D’où notre question du lundi un peu provocatrice : L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ?

Il n’est pas peu dire que la mort de Satoru Iwata fût aussi soudaine qu’inattendue dans le petit monde du jeu-vidéo. On savait le monsieur malade et amoindri, mais le pire semblait derrière lui. Et puis non, dans une attitude toute japonaise l’homme préféra s’en aller en occupant son poste jusqu’à la fin.
Les autres pontes de Nintendo se préparaient-ils au pire ou furent-ils aussi surpris que nous ? Nous ne le saurons probablement jamais. A priori Iwata envisageait bien sa succession, mais à plusieurs années d’échéance. De fait la nomination de Kimishima va dans ce sens : lui le financier, n’est présent qu’en qualité de régent, en attendant la promotion d’un nouveau roi à la tête de Nintendo.

Mais depuis quelque temps déjà, la direction de Nintendo chamboule les traditions pourtant bien ancrées du vénérable consolier : arrivée de plusieurs applications et jeux sur smartphone (alors qu’Iwata y était farouchement opposé), proposition de dlc (contenu additionnel téléchargeable payant) sur les jeux de la firme, arrivée du online payant sur la Switch, partenariat avec Universal pour un parc d’attraction utilisant les personnages de la société… le petit artisan de Kyoto semble avoir cédé au consumérisme digital et à la diversification de ses activités.
Difficile de dire s’il s’agit d’une direction voulu par Kimishima et/ou l’ensemble du conseil administratif de Nintendo, mais avec le décès prématuré de Iwata et la prise de recul en vue d’une retraite bien méritée pour Shigeru Miyamoto et Genyo Takeda, on sent clairement que le phénomène s’accélère avec la prise de pouvoir de la jeune garde de la firme, plus en phase avec l’évolution technologique du média.
Alors certes oui, l’arrivée des dlc s'est faite sous l’ère Iwata, les applications smartphone étaient prévues, le mercantilisme dans la place avec les amiibo, mais clairement ce n’est pas quelque chose que Satoru Iwata devait cautionner en tant que développeur et encore plus en tant que personne. Le four de la Wii U en terme de ventes n’a hélas pas dû laisser les coudées franches au PDG, gageons que l’histoire aurait été toute autre avec un succès plus honorable pour cette machine.
Mais la perte prématurée de monsieur Iwata pour Nintendo a indéniablement précipité ce changement drastique que la société entame en ce moment.

L'âme de Nintendo est-elle partie avec Satoru Iwata ? Clairement oui, du moins d’un certain Nintendo. Celui des années 2000, voire des années '80-'90 dans le prolongement.
Il ne faut cependant pas oublier que la firme du plombier est une société séculaire (elle a été fondée au XIXe siècle) et qu’elle n’en est donc pas à sa première métamorphose ou évolution. Le fait que ses récents dirigeants se soient enfermés dans un certains conservatisme a sans doute freiné la compagnie à bien des égards, mais sa capacité à toujours rebondir alors que tout le monde s’accorde à dire qu’elle est moribonde force le respect.
La volonté affichée de Nintendo de sortir de l’ornière du seul jeu-vidéo peut faire peur tout comme elle peut réjouir, seul l’avenir pourra nous dire si les pontes de la société ont intelligemment géré les propriétés de la firme ou vendu son âme sur l’autel du profit. Nintendo a le potentiel de devenir un géant du divertissement à l’échelle de Disney, avec tout ce que cela peut comporter de bon et de mauvais côtés.

samedi 15 juillet 2017

Justice League Rebirth tome 1 - Les machines du chaos (Urban Comics - Juin 2017)


Le Superman des New52 est mort, accomplissant son ultime devoir pour sauver son monde. Désormais, il ne reste que le Superman de l'ère Classique, qui avait réussi jusque là à vivre secrètement dans ce nouveau monde et à le défendre discrètement. Or, c'est à présent le moment de se révéler à ce monde et d'endosser à nouveau la responsabilité d'être Superman, car la Terre et ses défenseurs ont encore cruellement besoin de lui. Lorsqu'une immense créature venue de l'espace menace d'absorber les vies de tous les habitants de New York, et s'annonce comme l'avant-garde d'une invasion plus massive à venir, c'est l'ensemble des membres de la Ligue de Justice qui s'en va combattre, et les héros parviennent à sauver le monde une fois de plus grâce à l'intervention de ce Superman plus expérimenté auquel ils ne font pas encore entièrement confiance. Mais sitôt cette crise passée, une autre survient : des séismes se mettent à secouer la planète sur toutes les lignes de failles en même temps, menaçant de disloquer la Terre et détruisant même l'Atlantide, entraînée à jamais dans les abysses. Cyborg et Batman tentent de coordonner les efforts des héros luttant contre le cataclysme alors que d'immenses entités humanoïdes se rassemblent sur le toit du monde pour émettre un appel et annoncer ce qui semble être la fin du monde... tandis que Superman se charge de détruire les moteurs responsables des séismes sous la croûte terrestre, Aquaman et Wonder Woman sont sur la brèche chacun de son côté et entrent en contact avec ces mystérieuses entités, qui semblent capables d'absorber leurs pouvoirs pour renforcer leur énergie. Grâce aux deux nouveaux Green Lanterns de la Terre, la planète sera finalement sauvée de la destruction, mais quelque chose de pire encore s'annonce à l'horizon et il faudra que tous les plus grands héros de la Terre s'unissent et travaillent main dans la main pour contrer ce nouveau danger. La Ligue de Justice est reformée et l'on a, plus que jamais, besoin d'elle. Mais pour combien de temps encore ?

Un récit un rien décousu et un peu fouillis par moments mais qui se montre néanmoins efficace et qui remplit sa mission, à savoir proposer une nouvelle grande menace sur le long terme qui puisse réunir les différents héros endeuillés par la perte de leur Superman. L'équipe créative est sur la brèche pour nous livrer une histoire qui tient la route malgré son énormité, et les dessins sont plutôt de l'ordre du très bon, comme on était en droit de s'y attendre. Davantage d'explications, on l'espère, dans le tome suivant déjà annoncé par Urban sur la quatrième de couverture. Vivement la suite !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

vendredi 14 juillet 2017

La V.O. du vendredi n°80 : Grimm Fairy Tales - Arcane Acre tome 1 (Zenescope - Février 2015)


Après les tristes événements de Age of Darkness et la résolution du gigantesque conflit dans Realm War, voici la toute nouvelle série de Zenescope sur l'univers de Grimm Fairy Tales : bienvenus à Arcane Acre !
Il s'agit d'une sorte d'école magique, à l'écart du reste du monde, où les futurs Realm Knights seront formés et apprendront à utiliser leurs grands pouvoirs en latence. Shang comme toujours assumera le rôle de protecteur et de leader, tandis que Sela va enfin pouvoir renouer avec sa fille trop longtemps disparue, Skye, avec l'aide de son ancienne ennemie Belinda. Mais les choses tournent vite à l'imprévu quand l'école est arpentée par un génie facétieux ramené par l'un des élèves, Ali, puis quand vient l'attaque soudaine d'une escouade de nymphes des eaux venues de Neverland pour récupérer la fille de leur reine, Hailey, alors qu'une guerre couve avec les sirènes malfaisantes... et pour couronner le tout, Belinda reçoit la visite inopinée du Ténébreux en personne, prêt à l'accueillir de nouveau dans sa Horde... à moins qu'il ne s'agisse d'un mauvais tour ? Quoi qu'il en soit, ces premiers jours seront des plus mouvementés, et Sela devra plus d'une fois intervenir pour que le calme soit rétabli. Il semble que la déesse Druanna dissimule une vérité cruciale pour l'avenir d'Arcane Acre... un secret qui menace d'être révélé, et dont Sela devra à son tour prendre garde, car l'ensemble des royaumes risque de tomber à nouveau entre les mains de la Horde Noire.

Cette nouvelle série reprend après le 100ème numéro de Grimm Fairy Tales, juste après les événements de Age of Darkness et Realm War. Il s'agit ni plus ni moins que de la suite directe de ces events de l'éditeur, qui renouvelle ici son casting de héros avec de jeunes gens un peu perdus et aux prises avec leurs pouvoirs encore insoupçonnés. Comme le dit si bien l'un de ces personnages, Skye, c'est un étrange mélange entre Harry Potter et les X-Men, mais ça fonctionne plutôt bien et le teaser de fin d'album donne envie de connaître la suite rapidement. Toujours sous l'égide de Pat Shand, l'univers de Zenescope ne cesse de se déployer et de nous entraîner dans de nouvelles aventures, et c'est un vrai plaisir que de retrouver les personnages que l'on a appris à aimer et les voir former une nouvelle génération, pour préserver un avenir encore incertain. Rendez-vous dans une semaine pour le tome suivant !

jeudi 13 juillet 2017

Reine d'Egypte tome 2 (Ki-Oon - Juin 2017)


En l'absence de Séthi, parti guerroyer contre une révolte à la frontière du royaume de Koush, c'est l'occasion pour Chepsout d'explorer son territoire, et la reine commence par les chantiers de Karnak alors en construction depuis des générations. Elle contemple ainsi l'étendue de la puissance et du savoir-faire de l'Ancienne Égypte, sur laquelle règne sa lignée. Désireuse de connaître chaque aspect de la vie des travailleurs, de son peuple, Chepsout n'hésite pas à se mêler aux conversations et récolte toutes les informations qu'elle désire... même si parfois, le choc est rude pour elle, comme lorsque des morts sont à déplorer sur le chantier. Grâce à l'aide et au soutien de son scribe Senmout, elle parvient à surmonter ces douloureuses épreuves mais c'est pour connaître un nouveau bouleversement : des femmes du harem de Pharaon sont retrouvées assassinées, et le criminel n'est autre que la nouvelle grande favorite, l'impitoyable Sothis, qui élimine méthodiquement toute concurrence pour prétendre à porter l'enfant de Pharaon. Chepsout devra faire face à cette femme que rien ne semble en mesure s'arrêter ou de maîtriser, et elle devra alors prendre une très lourde décision qui risque bien de sceller une partie de son avenir... car, en épargnant son adversaire, la reine vient de se créer une nouvelle ennemie qui compte bien lui faire chèrement payer l'humiliation de son procès. Sitôt Séthi de retour de guerre, victorieux, Sothis s'empresse de semer le doute dans son esprit quant à la relation étroite qu'entretient Chepsout avec Senmout. La reine se retrouve obligée de prouver à tous qu'elle n'est pas infidèle, et cet affront monté de toutes pièces par le clergé d'Amon et Séthi sera dur à effacer de sa mémoire. Et pendant ce temps, pour faire taire les rumeurs, Senmout décide de quitter le service de la reine et de partir au loin, aux prises avec ses propres sentiments qu'il n'a nul droit de dévoiler. Alors que tout semble se retourner contre elle, Chepsout pourra compter malgré tout sur la loyauté d'une partie du clergé, soucieuse de respecter les pouvoirs royaux et de ramener un peu d'ordre et de moralité dans le pays. Sans qu'il n'y paraisse, une course au pouvoir vient de se lancer, et les pions se trouvent tous sur la table de jeu, attendant que le destin fasse son choix, pour l'avenir de l’Égypte !

Second tome très dense avec beaucoup d'événements à raconter et à traiter autour de Chepsout, qui ne cesse de découvrir de nouveaux aspects de son royaume et de son entourage. De nouveaux obstacles, la haine de Sothis ainsi que la jalousie maladive de Séthi, les ambitions du clergé d'Amon, les sentiments dangereux à son égard de son plus fidèle serviteur... tout cela aura de lourdes répercussions sur la suite des choses, et on attend donc le troisième tome avec énormément d'impatience ! C'est toujours aussi bon, très bien dessiné et raconté, très bien documenté et étudié quant au fonctionnement de l’Égypte Antique, rien n'est laissé de côté et la rubrique de fin de volume permet d'approfondir ses connaissances en découvrant des coutumes et autres moments importants de la vie de tous les jours à cette époque. Bravo à l'auteur pour cette série de grande qualité !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 12 juillet 2017

Wonder Woman Rebirth tome 1 - Année un (Urban Comics - Juin 2017)


Diana, princesse des fières et nobles Amazones, rêve d'un autre monde que celui de son île natale. Un monde dont elle ne connaît rien, mais dont toutes ses sœurs se souviennent avec mépris et douleur. Pourtant, rien ne saurait l'empêcher d'y croire... et voilà qu'un jour, un étrange appareil volant s'écrase sur la plage de Themyscira. Tout son équipage est mort lors de l'impact, à ce qu'il semble, mais il reste un survivant, gravement blessé, qui implore la princesse avant de s'évanouir. Soigné et étudié de près par les Amazones, Steve Trevor tente tout son possible pour leur faire comprendre qu'il doit retourner dans son monde, menacé par un réseau terroriste sur lequel lui et son escouade enquêtaient avant de s'écraser. Après un concile déchirant, c'est finalement Diana qui est choisie comme championne de Themyscira et chargée d'accompagner Steve dans son monde, et de l'aider à vaincre le mal qui s'y répand. C'est avec un pincement au cœur qu'elle accepte cette mission, qui fera d'elle une exilée incapable de regagner sa terre natale. Une fois arrivée aux États-Unis, c'est elle qui se retrouve objet d'études et de controverses, jusqu'à ce que la communication parvienne à s'établir entre elle et ses nouveaux amis. Dotée par ses dieux protecteurs de qualités et pouvoirs hors du commun, Diana va tout faire pour remonter la trace du réseau terroriste qui prône la voie d'Arès, dieu de la Guerre à la soif de sang insatiable, et tenter de vaincre cette idéologie par ses actes et sa volonté. Le combat sera rude et la mettra souvent à l'épreuve, mais elle ne renoncera pas, car elle est l'envoyée des dieux pour maintenir la paix et éviter que le monde ne sombre dans le chaos. Elle est Diana, princesse des Amazones, porteuse des bienfaits de leur culture et de leur savoir ancestral. Elle est Wonder Woman. Et le monde s'apprête à la rencontrer pour la première fois, un monde qui peut-être ne la mérite pas, mais un monde qui ne demande qu'à être secouru.

La série sur Wonder Woman démarre sur les chapeaux de roue avec ce premier tome, qui rassemble les numéros pairs de la série consacrés au passé. Les numéros impairs quant à eux seront disponibles dans les tomes à venir et raconteront la quête de vérité de Diana dans le présent, après le chamboulement de DC Rebirth. Ici nous sont donc racontées les origines de Wonder Woman, sa vie sur Themyscira ainsi que sa venue dans le monde des hommes, en somme tout ce qui manquait au personnage lors des New52 puisqu'elle arrivait dans la bataille déjà en connaissance de notre monde et de sa culture. Nous avons donc droit au récit des origines qui faisait défaut à l'héroïne lors de la précédente incarnation de l'univers DC, ses aventures des New52 ne sont pas remises en cause mais bel et bien renforcées par un tel apport, de la part d'un maître du personnage et de son envergure car il s'agit de Greg Rucka lui-même qui reprend les affaires. Le dessin est efficace, clair et précis, et tous les personnages gravitant autour de Diana sont attachants et immédiatement essentiels à son parcours. Comme de juste, concluons par un ''vivement la suite !'' amplement mérité.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 11 juillet 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 3 (Ki-Oon - Mai 2016)


Kasane connaît désormais le succès sur les planches grâce au visage de Nina, qu'elle ne cesse de lui emprunter. Nina de son côté alterne les phases d'éveil et de sommeil de sa maladie dans une attitude amorphe, de plus en plus éloignée de la réalité à mesure qu'elle perd toutes ses chances de connaître un jour ce même succès elle-même. Alors, dans un geste désespéré d'appel au secours, Nina tente de se suicider en se jetant du haut d'un immeuble. Kasane a tout juste le temps de lui emprunter son visage à nouveau avant que les secours n'arrivent et ne l'embarquent à l'hôpital, où le diagnostic est sans appel : Nina risque bien de ne jamais plus se réveiller, et de rester dans un état végétatif dont rien ne saurait la tirer. Enregistrée sous le nom de Kasane à cause de ses traits, elle est à deux doigts d'être déclarée morte par la tante cupide de la véritable Kasane... avant que celle-ci ne face volte-face et ne décide de défendre Nina contre sa tante. Un marché est donc passé, la fausse Nina gardera la fausse Kasane chez elle le temps de ses soins, quel qu'il puisse être. Mais une fois cette épreuve passée, c'est une autre calamité qui s'abat sur Kasane : les parents de Nina veulent rencontrer leur fille au succès grandissant, et sa mère se met petit à petit à avoir des soupçons sur la jeune femme qui se trouve devant eux. Un plan est donc monté en urgence par Kasane et son agent, Habuta, qui vise à faire en sorte que le père de Nina n'ait d'autre choix que de déclarer sa femme folle et ne la fasse interner ou suivre par un médecin spécialisé dans la paranoïa dans laquelle elle semble s'être enfermée. Tout cela juste à temps pour que Kasane puisse jouer son tout nouveau rôle au théâtre, celui de Salomé, la princesse maudite de l’œuvre d'Oscar Wilde, qui pourrait enfin lui apporter la richesse et la reconnaissance qu'elle attend, et qui pourrait lui permettre de se libérer du poids de l'héritage de sa mère pour enfin voler de ses propres ailes... mais les fantômes du passé sont bien plus difficiles à effacer que les épreuves du présent, et Kasane risque à tout instant de perdre ce fragile avantage qu'elle a su se conserver...

Un troisième tome très riche, qui voit Kasane aux prises avec plusieurs problèmes graves dans son entourage proche et qui menacent de briser sa carrière à tout instant. Non seulement la maladie et la dépression de Nina, mais aussi les soupçons de la mère de Nina ainsi que les remontrances de l'acteur vedette de la nouvelle pièce dans laquelle elle va jouer, tout en supportant le retour d'une ancienne camarade de classe qui la brutalisait au Lycée et dont le sort se retrouve entre ses mains... que va faire Kasane ? Tome très riche comme je le disais, une lecture à la fois complexe de part sa construction mais simple dans sa narration, pour une série toujours aussi excellente et prenante depuis son premier chapitre. Un seinen remarquable à conseiller à tout le monde autour de soi !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 10 juillet 2017

La question du lundi n°43 : Le "Dark Universe" d'Universal est-il encore viable ?


Le mois dernier sortait sur nos écrans le dernier film tant attendu de Tom Cruise, La Momie, des studios Universal. Ce film devait être ce que Dracula Untold avait échoué à être en son temps, c'est à dire le fer de lance d'un univers partagé au cinéma, le Dark Universe, rassemblant au sein d'une même continuité de films les différents monstres sacrés du cinéma comme Dracula, la Momie, le monstre de Frankenstein, la créature du lagon, le Dr. Jekyll et Mr. Hyde, etc. Tous les grands monstres de la littérature anglaise du XIXème siècle, dont Universal a récupéré tous les droits ou peu s'en faut.
Revenons-en au film La Momie. Il nous présente à la fois une nouvelle version de cette histoire qui date déjà des années '30 et dont selon moi la meilleure adaptation reste celle de Stephen Sommers en deux volets (clin d’œil : les amateurs auront reconnu le Livre d'Or d'Amon-Râ dans la bibliothèque du film récent, ainsi qu'un crâne de vampire et une main de créature aquatique), et également certains des personnages de ce fameux univers partagé comme le bon Dr. Jekyll, directeur de l'institut qui effectue des fouilles et des recherches dans le monde entier sur les avatars du Mal quels qu'ils soient, et son pendant malfaisant le redoutable Mr. Hyde. Mais entre un Tom Cruise en roue libre et un Russel Crowe qui en fait des tonnes, la sauce n'a malheureusement pas prise. Rappelons que le film souffre de près de 83% de critiques négatives, d'un désaveu quasi-total des fans du genre, et d'une promotion un rien lourdingue de la part des studios. La venue en grande pompe de Tom Cruise dans son premier talk-show français, Quotidien, n'y aura au final rien changé et le film se traîne lamentablement sur les écrans. Pour tout vous dire, quand je suis moi-même allé le voir avec la meilleure bonne volonté du monde, je me suis retrouvé totalement seul dans une salle entièrement vide, pour une séance privée qui m'a laissé plutôt froid. C'est vous dire à quel point le film que je m'apprêtais à voir avait su séduire son public...
Que veut faire Universal exactement avec son univers partagé de monstres ? Une concurrence assez tardive aux univers de Marvel et DC, Warner et Disney et leurs super-héros ? Une façon de dire ''Eh, nous aussi on peut faire une longue histoire sur plusieurs films avec des personnages connus de la culture populaire !'' et de tenter maladroitement de s'approprier une partie du public ? J'ai malheureusement plutôt l'impression que malgré tous leurs efforts, ils n'ont pour l'instant réussi qu'à saborder le navire et que la chute dramatiquement lente de leurs aspirations risque de faire mal. Pourtant sur le papier tout partait d'une bonne idée, mais peut-être est-il temps de se demander si les monstres du cinéma et de la littérature intéressent encore réellement quelqu'un de nos jours, à part les fidèles lecteurs du genre. Bonne idée mais peut-être mauvaise cible... et surtout gestion catastrophique des acteurs. Tout ne peut pas reposer uniquement sur un grand nom au casting, le public n'est pas si idiot et a généralement tendance à voir qu'il n'y a rien de bien concret derrière le voile. Ça me coûte de tenir ce discours, car quelque part au fond de moi j'y croyais, à ce Dark Universe et à sa belle fanfare. Je suis un grand fan du film Van Helsing de Stephen Sommers (encore lui) après tout, on peut dire que je suis peut-être un peu trop idéaliste et bon public, mais même moi j'ai été déçu par cette momie qui n'avait pas grand chose pour elle. Cela dit, il faut reconnaître que l'actrice choisie pour incarner la princesse maudite et revancharde était une des rares bonnes idées du film, c'est pratiquement le seul personnage qui ne sonne pas faux. Mais mise en face des ténors qui ne jouent pas leur rôle, elle perd de sa substance et cette nouvelle incarnation sera malheureusement vite oubliée.

Pas de réponse réelle à apporter à cette question pour l'instant, étant donné que cela commence tout juste, mais des réserves à noter et surtout un mauvais départ à corriger d'urgence dans les films suivants, si les studios en ont encore le courage et la volonté. Je l'espère de tout cœur.