mercredi 22 novembre 2017

Lady Mechanika tome 4 (Glénat Comics - Novembre 2017)


Dans ce tome-ci, deux histoires complètes !

Dans Les garçons perdus de West Abbey, Lady Mechanika et Lewis son fidèle assistant seront confrontés à des disparitions d'enfants inquiétantes dans le quartier de West Abbey. Des enfants des rues, laissés à eux-mêmes ou sous la protection précaire de bonnes âmes, mais vulnérables malgré tout aux dangers que renferme la cité mécanique... car en effet, une sombre magie semble être à l’œuvre ces derniers temps, emportant les enfants loin de chez eux et les torturant affreusement avant de mettre fin à leurs souffrances, dans un but encore mystérieux. Qui se cache derrière cette horrible affaire ? Avec l'aide de l'inspecteur Singh, Lady Mechanika va rapidement remonter la trace du criminel et le confronter, mais il sera peut-être trop tard pour l'empêcher de commettre une dernière ignominie...

Dans La Dama de la Muerte, Lady Mechanika part seule au Mexique pour un voyage à nul autre pareil, au cours duquel elle tâchera de se remettre de la mort de l'un de ses proches partenaires. Alors qu'elle est accueillie avec joie et malice par les villageois, qui lui proposent de fêter avec eux le Jour des Morts, elle se retrouve soudain face à un immonde chantage sanglant imposé par un gang de brutes locales se faisant passer pour des émissaires de la Mort, utilisant les croyances des habitants pour mener la belle vie sur les offrandes qui leur sont faites. Après un drame inqualifiable, Lady Mechanika décide de tout faire pour stopper ces hommes et rendre la justice, même si pour cela elle devra elle-même faire un voyage d'ordinaire sans retour...

Deux excellentes histoires, la plus développée étant la seconde qui met vraiment à l'honneur le Mexique et ses légendes autour des défunts, une bien belle aventure au cœur du pays natal de l'auteur. Le dessin est splendide, jouant toujours sur les zones d'ombres et de lumières pour magnifier les personnages et les décors fourmillant de détails. Joe Benitez et ses collaborateurs sont passionnés par ce qu'ils font et ça se sent, on ne peut désormais qu'attendre avec impatience le prochain tome déjà annoncé par Glénat, et d'ici-là relire encore une fois celui-ci avec grand plaisir, d'autant qu'il véhicule énormément d'informations et d'émotions.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 21 novembre 2017

Rose Hip Rose tome 1 (Pika - Janvier 2008)


Shohei est un jeune lycéen relativement doué mais restant toujours dans la moyenne, ne faisant pas de vagues. Avec quelques uns de ses collègues étudiants, il a développé un site sur téléphone portable pour observer en direct les culottes des filles dans le train, surtout à l'heure de pointe. Shohei est toujours discret et sa petite activité lui rapporte assez pour s'autoriser quelques plaisirs... jusqu'au jour où il tombe sur plus forte que lui. La fille l'humilie publiquement et lui subtilise très facilement sa carte-mémoire de téléphone, retenant toutes les preuves contre lui pour le jour où elles pourraient lui servir. Et ce jour approche très vite malheureusement car cette fille, Asakura, intègre le jour-même le même Lycée que celui de Shohei, en tant que nouvelle élève de sa classe. Elle démarre d'ailleurs l'année assez fort en faisant de Shohei le voyeur le plus connu de tout l'établissement, sa réputation en prenant un sacré coup ainsi que son moral. Mais, alors qu'il cherche un moyen de se venger et de découvrir quelque chose de compromettant sur Asakura, Shohei est entraîné malgré lui dans une prise d'otages orchestrée par un tueur psychopathe défrayant la chronique depuis quelques temps. C'est alors que surgit soudain cette fille, une blonde athlétique et sur-entraînée, nom de code Rose Hip, qui parvient à renverser la situation et à vaincre le tueur en le livrant à la police sans le tuer, malgré toutes ses tentatives pour la pousser à bout. Rose Hip est une agent très spéciale de la police, obéissant directement au préfet, et envoyée dans les missions les plus dangereuses où même les unités d'élite hésitent à intervenir. Connue pour ne jamais faire aucune victime, elle est l'Ange Non Exterminateur. Mais c'est également... une lycéenne de 17 ans du nom de Asakura. Choqué par cette révélation, Shohei décide de continuer à la suivre, histoire d'en apprendre davantage sur elle...

Une série par l'auteur de GTO qui à l'époque de sa sortie chez nous en 2008 ne m'avait pas attiré plus que cela, mais que j'ai eu l'occasion de relire il y a peu en cherchant un ''vieux'' manga dont vous parler ici chaque mardi. Pour les quatre semaines à venir, nous allons donc suivre les péripéties de Shohei entraîné dans le sillage de Rose Hip, alias Asakura, et nous tâcherons de supporter cette violence urbaine déchaînée d'un Japon en crise car il se pourrait bien qu'il y ait d'autres enjeux dans cette petite série pas forcément si simple qu'elle n'y paraît.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 20 novembre 2017

La question du lundi n°60 : Un point sur le blog


Un petit point à nouveau sur l'organisation du blog, pour vous chers lecteurs. Tout d'abord vous avez du le remarquer les articles ont été mis en pause quelques jours, pour que notre chroniqueur puisse prendre des vacances bien méritées. Le revoilà frais et dispo et nous tâcherons de vous offrir des articles réguliers comme avant cette interruptions, peut-être pas toujours au rythme de six articles par semaine mais ne vous inquiétez pas nous sommes toujours bien présents.
Au sujet des articles d'ailleurs, nous avons décidé pour le moment de nous concentrer sur des parutions plus ''indépendantes'' que celles d'Urban ou de Panini, ce afin de découvrir et de vous faire découvrir d'autres éditeurs qui publient eux aussi de belles pépites, comme pour Graph Zeppelin et sa Petite Sirène. Mais pas d'inquiétude là aussi, nous reviendrons fatalement au bout d'un moment aux gros éditeurs et aux séries plus populaires.
Les émissions sont en pause elles aussi faute de pouvoir tous se réunir régulièrement pour les enregistrer, mais sachez qu'elles sont toujours prévues et que nous n'attendons que l'occasion de nous revoir afin de vous en faire profiter. Nous serons toujours un peu en retard par rapport à l'actualité et à d'autres sites davantage sur la brèche, mais ne vous inquiétez pas là encore nous sommes bien présents et nous prenons notre temps afin de vous offrir la meilleure expérience possible.

Voilà pour les points généraux et les éventuelles mises à jour sur l'activité du blog, nous espérons que vous resterez encore nombreuses et nombreux à nous suivre et n'hésitez d'ailleurs pas à nous donner votre avis et vos impressions sur ce qui peut être amélioré ou changé. Bonnes lectures à toutes et à tous, et à très bientôt !

jeudi 9 novembre 2017

Kasane - La voleuse de visage tome 10 (Ki-Oon - Octobre 2017)


Kingo poursuit son récit sur la vie de la mère de Kasane, Izana, et le moins que l'on puisse dire c'est que Kasane se trouve choquée par les révélations qui lui sont faites, notamment en ce qui concerne ses propres souvenirs liés à cette période de sa vie durant laquelle, enfant, elle a assisté à la mort de sa mère. Des souvenirs refoulés qui reviennent dès lors la hanter, avec une nouvelle obsession en tête : parvenir à reproduire ce que sa mère avait accompli avant de mourir, c'est à dire s'emparer du visage d'une autre de façon définitive. Kasane se jure de découvrir cette technique encore mystérieuse, mais pour l'heure elle doit faire face à un nouveau problème : une ancienne connaissance du Lycée est de retour dans sa vie et partage même l'affiche d'une nouvelle pièce avec elle. Un dérangement mineur pour Kasane qui, toujours grâce à son identité de Saki et au visage de Nogiku, toujours retenue prisonnière, doit à présent faire exploser son talent jusqu'au firmament pour que la pièce soit un succès. Mais Iku, son ancienne camarade, commence à avoir quelques doutes au sujet de l'identité réelle de Saki, d'autant que Yuto l'ex-partenaire de Nogiku n'a pas cessé ses recherches pour retrouver son amante disparue et a réussi à contacter Iku pour lui parler du passif de Kasane et de son étrange malédiction. Et pendant que le secret commence doucement à se dévoiler pour les nouveaux personnages, Nogiku continue d'espérer sans relâche sa libération prochaine dans le but de se venger de Kasane et de Kingo, quitte à détruire sa propre vie pour cela !

Un tome d'une intensité remarquable et maîtrisé de bout en bout par l'auteur, avec beaucoup de moments forts et de révélations importantes et surprenantes. Les personnages continuent d'évoluer chacun dans sa direction et les trajectoires commencent à se croiser de plus en plus, Kasane s'acharne à découvrir l'ultime secret de sa mère et manque peu à peu d'être percée à jour par la nouvelle arrivante venue du passé. Tout se met en place pour qu'une nouvelle tragédie ait lieu, alors que celle de Nogiku n'est pas encore achevée... espérons que le prochain tome sera aussi dense et apportera de nouveaux éléments dans cette histoire déjà bien mouvementée !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 8 novembre 2017

La Petite Sirène (Graph Zeppelin - Octobre 2017)


La vie n'est pas tendre avec la jeune Erica. Mi-humaine mi-sirène, née de l'union des deux mondes, elle possède à la fois la beauté de sa mère et les pouvoirs de son père. Capturée par un scientifique sadique voulant à tout prix percer le secret de ses pouvoirs afin de les reproduire et de créer une armée d'hybrides, Erica attend patiemment l'heure de l'évasion, qui s'approche de plus en plus alors que chaque nouvelle expérience menée sur elle renforce sa détermination. De leur côté, les parents d'Erica sont contactés par la Sorcière des Mers qui dit pouvoir les aider à la retrouver, en échange d'une petite bénédiction royale à-priori sans grandes conséquences... n'hésitant pas une seconde, le roi accorde à la sorcière ce qu'elle demande et obtient donc la localisation exacte de sa fille. Il prend alors le commandement d'une armée de sirènes et se lance dans la bataille avec toute sa rage accumulée depuis des années pour sauver son enfant avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle ne soit exécutée, devenue inutile à présent que l'armée d'hybrides existe bel et bien. Les combats sont intenses et tournent en défaveur des sirènes, et Erica qui vient juste de s'échapper doit revenir dans le complexe scientifique afin d'aider son père avant qu'il ne soit dépassé par le nombre. Joignant ses pouvoirs à ceux de son peuple marin, la petite sirène parvient à sauver les siens... mais au prix de la mort de son père, à peine retrouvé. Désormais nouvelle souveraine d'Atlantis, Erica va devoir apprendre à vivre avec ce fardeau et concilier son amour de la liberté avec son devoir envers la couronne.

Une histoire magnifique de chez Zenescope, que je vous ai déjà présenté à l'époque de sa sortie dans l'un des premiers numéros de La V.O. du vendredi sur Radiophogeek. Ici nous nous trouvons en possession de l'édition française, enfin ! Chez Graph Zeppelin on ne nous offre que du beau, couverture exclusive en partenariat avec Original Comics pour les chanceux, de très nombreux bonus en fin de récit (couvertures, crayonnés, interviews croisées), une édition de très bonne qualité pour un très bel album que l'on sera fier de ranger dans sa bibliothèque aux côtés des prochains à venir, car ce n'est pas la seule histoire annoncée de chez Zenescope pour une adaptation chez nous, un peu de patience et le reste arrivera très bientôt ! En attendant, qu'il s'agisse de l'édition normale ou collector, sautez dessus car c'est un bien beau comic-book à la française qu'il sera bien dommage de rater, d'autant qu'il est quasiment auto-contenu en cinq chapitres et qu'il n'y a absolument pas besoin de connaître le reste de l'univers Grimm Fairy Tales pour le comprendre et l'apprécier.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 7 novembre 2017

RG Veda tome 10 (Tonkam - Décembre 1997)


L'heure des ultimes affrontements a sonné au sein du palais Zenmi, où Ashura a enfin découvert la vérité sur ses origines et déchaîne son terrifiant pouvoir afin d'éradiquer toute vie dans le monde du ciel. Malgré toute sa force et sa persévérance, Yasha n'est malheureusement pas de taille à lutter contre Taïshaku-ten et Ashura, qui se livrent un duel démentiel dans les ruines du palais tandis que tout s'effondre et que les derniers combats se soldent par la disparition de la plupart des Six Étoiles de la prophétie. Kujaku fait alors sa réapparition et révèle enfin sa vraie nature et son passé, ce qui permet à la prophétie de poursuivre sa route alors que certains tentent le tout pour le tout afin d'en empêcher la réalisation. Promesses d'autrefois, grosses révélations et combats dantesques, tout cela vous attend ainsi qu'une énorme dose d'émotions fortes et de sentiments partagés pour nos personnages principaux dans ce dixième et dernier tome de la série. Une chose est sûre cependant, c'est que le monde du ciel risque bien de ne jamais plus être le même après toute cette histoire.

Et voilà nous y sommes enfin arrivés, les dix semaines sont passées et la série RG Veda est enfin terminée, du moins sa lecture par votre serviteur. Je ne laisse ici qu'un bref résumé qui n'entre pas dans les détails et c'est volontaire car il faut vraiment savourer ce dernier tome en essayant de préserver le plus possible les surprises et les révélations, les véritables motivations de certains personnages comme Taïshaku-ten entre autre... je ne dirai rien mais c'est un méchant comme je les aime en manga, je tire mon chapeau aux CLAMP pour avoir su mener cette série jusqu'au bout à l'époque et en avoir fait un tel chef d’œuvre qui sait surprendre autant que plaire. Si vous avez l'occasion de tomber un jour sur la collection complète en 10 tomes, ou bien sur la réédition de 2009 en un peu moins, sautez dessus car c'est vraiment un shojo indispensable à avoir dans sa collection ! Merci à toutes et à tous d'être restés jusqu'au bout pour ces dix semaines marathon, et j'espère que vous nous suivrez à nouveau pour la prochaine ''vieille série'' à découvrir très bientôt.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mercredi 1 novembre 2017

Thor - Victoire (Panini Comics - Septembre 2017)


Asgard s'élève à nouveau dans les cieux, du moins dans le ciel de l'Oklahoma. Thor a réussi à retrouver presque tous les dieux qui avaient disparu après le Ragnarok, mais il lui manque encore l'élue de son cœur, la belle Sif, dont on ignore encore le sort tragique... et pendant que le dieu du tonnerre mène sa nouvelle existence souveraine en solitaire, d'autres se mettent à l’œuvre pour s'emparer du pouvoir et défier son autorité. Loki, à présent sous les traits d'une femme semblant étrangement familière, s'insinue dans les pensées du brave Balder et lui révèle la vérité sur son ascendance : il est le fils d'Odin, demi-frère de Thor et héritier légitime au trône d'Asgard. Thor reconnaît d'ailleurs son frère pour ce qu'il est et lui offre le trône sans coup férir, ainsi Loki commence-t-il petit à petit à reconquérir son pouvoir et sa noirceur d'autrefois au travers des conseils qu'il prodigue au nouveau roi. L'une des premières décisions de Balder est, malheureusement, de banir Thor à jamais d'Asgard pour le meurtre de son propre grand-père, et d'interdire à quiconque de lui offrir aide et soutien. Ayant passé un pacte avec le Docteur Fatalis, Loki parvient à convaincre Balder d'installer les Asgardiens dans le royaume de Latvérie, sous la tutelle de son sombre seigneur qui leur garantit à tous l'asile et une vie confortable à son service. Bien peu s'élèvent contre cette idée et presque tous partent aussitôt pour la Latvérie, où ils retrouvent des terres familières et un mode de vie qui leur convient mieux. Mais hélas, comme toujours il faut se méfier des paroles mensongères de Loki, qui a en réalité mis à disposition de Fatalis une armée de dieux dont il pourra se servir contre ses ennemis, ainsi que de précieux cobayes pour ses expériences visant à obtenir l'immortalité pour lui-même. Ainsi satisfait, Fatalis offre en retour à Loki les moyens techniques de vaincre Thor une bonne fois pour toutes... mais c'est sans compter sur ses fidèles amis les Trois Guerriers, venus à son secours et prêts à se sacrifier pour lui offrir une chance de dévoiler le complot. Privé de la force vitale d'Odin, Thor sera-t-il capable malgré tout de se relever et d'affronter Loki sur son nouveau territoire ? Pour l'heure, le prince du mensonge semble avoir triomphé... mais rien ne dure éternellement, même au pays des dieux.

Second tome des aventures de Thor ressuscité par J. M. Straczynski, Victoire nous offre l'heure de gloire de Loki, véritable personnage central de l'histoire pendant une bonne moitié de ce volume. De ses machinations à travers le Temps et jusqu'à s'insinuer dans l'esprit du pauvre Balder, nous assistons aussi impuissants que Thor à la chute d'Asgard et à la disparition de son peuple, désormais aux mains d'un tyran fou. La collection à bas prix ''Marvel Select'' convient parfaitement à la réédition des aventures de cette époque, située pendant le Dark Reign de Marvel, dans un monde plus sombre et dangereux que jamais pour les héros. Le dessin d'Olivier Coipel est magnifique, parfait pour retranscrire la force et le courage de Thor et des siens emportés dans la tourmente. J'espère vivement que Panini n'attendra pas trop longtemps avant de rééditer la suite dans cette collection, car l'histoire n'est bien sûre pas finie et il reste encore des tas de points à régler et à arranger pour que le héros redevienne ce qu'il a été jadis. Tout cela nous conduira gentiment aux événements de Siège, qui marquera le début de la réconciliation.

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

mardi 31 octobre 2017

RG Veda tome 9 (Tonkam - Octobre 1997)


Les Six Étoiles sont désormais presque réunies, il ne manque que le dernier élu pour que le groupe soit au complet... et leurs pas les mènent droit sur le palais de l'empereur du Ciel, pour accomplir la prophétie et vaincre Taïshaku-ten ! Yasha affronte tous les adversaires qui se dressent sur son chemin, tandis que Ryu-ô jure de protéger Ashura contre tous les dangers qui leur feront face et le menaceront. Mais alors que les troupes impériales luttent sans relâche contre les rebelles, le dernier des généraux du ciel est enfin dévoilé... et son identité risque bien de briser la confiance des Six Étoiles en leur destinée ! Pendant ce temps, Ashura retrouve sa mère et, possédé par l'esprit de sa lame, la tue devant son frère Ten-ô totalement impuissant à la sauver et à raisonner Ashura, qui détient désormais tous les éléments pour redevenir adulte et retrouver toute sa puissance d'autrefois. Avec ses immenses pouvoirs, il entreprend de rayer le palais du ciel de la carte, ainsi que tous ceux présents à l'intérieur ! Et tandis que Ten-ô tente de mettre fin au carnage, Taïshaku-ten affronte la fureur de Karura-ô et parvient à la vaincre sans difficulté malgré la puissance et la rage de son ennemie. Brisés, séparés les uns des autres par les différents combats et menacés par la toute-puissance de l'empereur, les Six Étoiles sont au plus mal. La prophétie a-t-elle réellement une chance de s'accomplir ? Pendant que les affrontements font rage, la porte du palais de la famille Ashura est sur le point de s'ouvrir... quel est le véritable objectif de Taïshaku-ten, que cherche-t-il à protéger à tout prix ? Et qui est réellement Kujaku, qui semble en savoir si long sur chaque protagoniste de cette odieuse tragédie ?

Enfin la série arrive très bientôt à son terme et tout nous sera révélé, du moins je l'espère car la tension et le suspens sont infernaux à tenir ! Les CLAMP mettent tout leur art dans cet arc final qui porte beaucoup de promesses pour les lecteurs, et beaucoup de questions restent encore sans réponse. Que vont faire les compagnons d'Ashura en découvrant la vérité sur leur protégé et sur ses actes ? Rendez-vous dans une semaine pour le grand final de cette tragédie romantique aussi belle que cruelle !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article ! Et Joyeux Halloween à toutes et tous !

lundi 30 octobre 2017

La question du lundi n°59 : Comment un film devient-il culte ?


Depuis la création du cinéma, une myriade de films a été réalisée un peu partout dans le monde. Des films de catégories différentes (humour, horreur, dramatique, comédie, etc.). Chacun de ces films peut aller du très mauvais au très bon en prenant en compte plusieurs critères ainsi que les goûts de chacun.
Toutefois, certains de ces films atteignent le statut de film culte. Des œuvres de référence qui dans la catégorie à laquelle ils appartiennent deviennent des œuvres incontournables. La question du lundi sera donc : sur quels critères peut-on se baser afin de définir un film culte ?

L'originalité d'une œuvre : Cette originalité peut se définir sur de nombreux points. Son scénario qui peut traiter de quelque chose peu banal, à titre d'exemple, on peut citer la trilogie culte des Retour vers le Futur qui traite du voyage dans le temps, un sujet qui n'est pas forcément simple, et qui s'adresse à tous les publics. La façon d'être filmé (en noir et blanc, jeu d'ombres et de lumières, ambiance atypique) peut servir à se distinguer des autres. La manière dont l'histoire peut être racontée comme la narration dans Pulp Fiction qui ne suit pas l'ordre chronologique des évènements. Un film culte peut se caractériser par sa capacité à innover et à renouveler le genre auquel il appartient.

L'influence sur la culture populaire, le fait que les gens parlent du film pendant et après sa sortie. Des répliques, des scènes cultes qui restent gravées dans les mémoires et qui identifient tout de suite le film en question. Cela peut s'exprimer également par le biais de parodie humoristique. Également, un film culte peut influencer par la suite des réalisateurs dans leurs œuvres.

Le contexte de l'époque de la sortie du film peut également permettre de donner à certains une portée plus significative et un impact important sur le public et ainsi contribuer à sa notoriété.

Il est également difficile de dire si des chiffres élevés au box-office reflètent ce statut que peut acquérir un film. Un exemple notamment avec le cas de Blade Runner qui a couté 28 millions de dollars et qui a réalisé une recette de 33,8millions de dollars, ce qui est loin d'être un succès alors que par la suite le film a acquis une réputation indéniable dans l'univers de la SF et a donné lieu
à une suite sur les écrans cette année.

Le fait qu'on prenne plaisir à revoir un même film, que l'on parle encore de celui-ci des années après, c'est ce qui permet aussi aux films cultes de garder ce statut. Il est également plus simple d'identifier un tel statut pour des films anciens alors qu'à l'heure actuelle avec la profusion de films et de blockbuster projetés sur les écrans, il n'est pas forcément aisé de savoir ce qui restera dans les mémoires ou pas. Ainsi si les épisodes 4, 5 et 6 de Star Wars sont des œuvres cultes, en sera-t-il de même pour les épisodes 7, 8 et 9 ? Seul le temps nous le dira.

Bon visionnage, lecture, jeux à tous et à bientôt !

dimanche 29 octobre 2017

La V.O. du vendredi n°95 : Witchblade Rebirth tome 2 (Top Cow/Image - Novembre 2012)


Après s'être tirée d'affaire lors de la guerre des gangs mystiques, Sara pensait pouvoir mener une vie relativement normale à Chicago en étant détective privée et en ayant de meilleures relations avec la police locale. Mais c'était trop demandé bien entendu, car le Witchblade attire toujours à lui les phénomènes surnaturels et inexpliqués, et dans une ville comme Chicago dont on dit qu'elle est sans doute la plus hantée du territoire, il va y avoir du travail en pagaille ! Pour commencer Sara devra jouer les exorcistes pour délivrer le frère de l'agent Woz d'un fantôme qui le hante chaque nuit. Sara va découvrir qu'il s'agit en réalité d'une projection astrale d'une personne bien vivante, retenue quelque part et poursuivie par un mystérieux chasseur équipé en haute technologie de combat. Alors que Sara et la fugitive se réfugient dans un cimetière réputé hautement hanté, elles parviennent à se débarrasser de leur poursuivant mais malheureusement la jeune femme décède bel et bien durant la confrontation, et Sara est alors témoin d'une chose qu'elle croyait impossible : l'ascension d'une âme vers l'au-delà. Revenue chez elle, Sara va maintenant affronter... des créatures féériques issues d'un monde de fantasy, alors qu'elle enquêtait sur un trafic d'armes et d'artefacts magiques. Projetée dans le monde fantastique, elle va faire la connaissance d'une ancienne porteuse du Witchblade, rejetée par lui et condamnée à vivre dans ce monde étrange, tenu par un trafiquant amoral qui compte bien faire venir d'autres armes de pointe pour renforcer sa mainmise et son pouvoir sur les autorités locales. Après une rapide confrontation entre les deux détentrices du Witchblade, passée et présente, Sara parvient à se tirer d'affaire et à interrompre le trafic à la source, en espérant que d'autres ne se lanceront pas dans cette voie. Sitôt de retour dans le monde réel, elle qui pensait pouvoir se reposer un peu doit désormais faire face à sa nouvelle ennemie, une sorte d'Antéchrist pour qui chacun de ses soldats est prêt à mourir les yeux fermés. Alisa, c'est son nom, projette de s'en prendre au candidat démocrate local, mais après un combat l'opposant à Sara elle retourne sa veste et parvient à discréditer l'héroïne en devenant la victime plutôt que le bourreau. Le mal qu'elle représente semble n'avoir aucune limite, et pour l'instant Sara est contrainte de s'avouer vaincue et d'attendre que son ennemie fasse une erreur fatale. Pendant ce temps, les ténèbres continuent de s'accumuler sur la ville et de menacer les gens de bien, et Sara devra également faire face à ses propres démons intérieurs et à son passé, qui revient la hanter.

Excellente lecture une fois encore, très complète et diversifiée, on a autant du roman surnaturel que du steampunk et de la fantasy, avant de revenir dans quelque chose de plus familier avec cette confrontation face à Alisa, le mal absolu s'il en est. Peut-être l'occasion de voir la Magdalena en action dans le prochain tome pour affronter son antithèse ? Pour l'instant en tout cas Sara va avoir besoin d'alliés de confiance pour l'épauler contre cette redoutable adversaire qui met à mal son sens moral. Le scénario de Tim Seeley est toujours aussi plaisant pour le moment, il ne s'essouffle pas et gagne même en profondeur grâce aux notes de fin de chapitre qui développent cet univers renaissant. De son côté le dessinateur Diego Bernard parvient à éviter les clichés du genre et fait de Sara une femme forte qui n'a pas besoin de se retrouver en bikini pour plaire à ses lecteurs et affronter ses nombreux ennemis. Beaucoup plus introspective qu'avant, cette nouvelle Sara Pezzini est en proie aux doutes, à la colère et surtout à la crainte de ne pas réussir à surmonter son passé, tout en maîtrisant de mieux en mieux les pouvoirs du Witchblade et en s'enfonçant dans le surnaturel. La suite la semaine prochaine !

mardi 24 octobre 2017

RG Veda tome 8 (Tonkam - Août 1997)


Alors que nos héros reprennent la route après s'être arrêtés un temps chez Shara, la femme de Rassetsu, ils sont soudain attaqués par l'un des quatre grands généraux du ciel, celui-là même qui a tué Rassetsu un peu plus tôt en traquant les rebelles. Alors que le combat s'engage entre Yasha-ô et le général de l'Ouest, Ashura comprend enfin le vrai sens de son existence et décide de ne plus perdre qui que ce soit autour de lui, tandis que soudain Karura-ô rejoint les rebelles et se lance dans la bataille avec ferveur et détermination pour éliminer les troupes du général et accomplir la prophétie pour vaincre Taïshaku-ten. Les Six Étoiles se révèlent peu à peu, la prophétie est sur le point de se réaliser, mais il manque encore un élu... Ashura rencontre également au détour des affrontements son frère-jumeau, Ten-ô, héritier de Taïshaku-ten au cœur tendre. Leur face à face révèle à chacun l'existence de l'autre, et tôt ou tard ils devront se faire face dans la grande bataille qui attend le monde céleste. Sôma, Ryu-ô, Karura-ô, Yasha-ô, Ashura... bientôt les Six Étoiles seront au complet et alors le ciel tremblera !

Ca y est on entre dans la dernière grosse partie de l'histoire à l'issue de ce volume, les choses vraiment sérieuses commencent et on peut dire que rien n'est encore joué pour les rebelles menés par Yasha et Ashura. L'histoire devient un peu plus claire maintenant que l'on a identifié presque tous les principaux personnages, et j'ai vraiment hâte de lire la suite pour les deux semaines à venir, en espérant que vous resterez avec nous jusqu'à la fin !

Sur ce, je vous laisse vous faire votre propre avis et je vous souhaite une bonne lecture, en espérant vous retrouver bientôt pour un nouvel article !

lundi 23 octobre 2017

La question du lundi n°58 : Acheter un jeu en précommande ou ''day one'' a-t-il encore un intérêt ?


Acheter un jeu-vidéo en précommande ou en ''day one'' a-t-il encore un intérêt ?

Enfin ! Nous y sommes, c’est le jour ''J'' le nouveau Call of Duty est de sortie, Fifa 2053 arrive, ce RPG annoncé depuis 5 ans et que vous attendiez avec ferveur sera chez vous aujourd’hui !

Dans le petit monde bien rôdé de l’industrie du jeu-vidéo, rares sont les produits que l’on ne peut commander en avance. Cela a l’avantage pour l’éditeur de jauger l’attente du public et pour les joueurs d’être certains d’avoir leur exemplaire (parfois collector) le jour de la sortie, voir même un peu avant. D’autres personnes, sans forcément passer par la précommande, vont se rendre religieusement en magasin pour l’acheter dès le premier jour (le fameux ''day one'', syndrome de l’impatience des joueurs sur internet).
Oui mais… entre les problèmes techniques qui peuvent émailler le lancement d’un titre, la publicité mensongère qui peut vous faire acheter une sombre bouse, la baisse de prix rapide en cas de flop ou les versions complètes sortant généralement un an après, y-a-t-il encore un intérêt à se précipiter ?

Au vu de cette question à charge, nous serions tentés dans un premier temps de dire non. C’est d’ailleurs ce que vous préconiseront la plupart des vieux de la vieille ou les journalistes.
Attendre ne serait-ce que quelques jours, c’est l’assurance d’avoir des retours de personnes compétentes et des premiers acheteurs, ce qui vous permet déjà de savoir si le jeu en vaut la chandelle.
Ensuite, si vous n’êtes pas pressés patientez quelques semaines ou mois. Vous devriez pouvoir trouver le jeu à moindre prix (même si les gros commerçants ont aujourd’hui tendance à casser les prix d’entrée de jeu pour en vendre un maximum, les toutes premières semaines servant aux éditeurs à définir si le jeu est rentable ou non, bref, si c’est un succès).
Enfin pour les plus raisonnables et économes, vous pourrez peut être profiter d’une version ''jeu de l’année'' (game of the year, GOTY), édition compilant généralement toutes les mises à jour et extensions dans un nouveau boitier et souvent à prix modique. Ce dernier exemple est surtout vrai pour les gros jeu à succès, ou plus rarement ceux qui bident, afin de leur donner un second souffle niveau vente.

Pour toutes ces bonnes raisons il est évident que se précipiter à l’achat ne rime à rien, mais vous vous en doutez amis lecteurs, à Radiophogeek on aime bien peser le pour et le contre et voir le monde en nuance de gris.
Voici donc les principales raisons pour lesquelles il faut craquer ''day one'' :
    • 1) L’impatience, ça peut paraître bête mais si vous attendez le jeu depuis si longtemps, on ne vous en voudra pas de vous ruer dessus. C’est arrivé aux meilleurs d’entre nous. Vraiment.
    • 2) Le plaisir (coupable ou non), qui peut découler de l’attente suscitée, ou tout bonnement le jeu est bon, ou pas tant que ça mais allez savoir pourquoi vous ''kiffez votre race'', bref ça ne se (pré)commande pas, c’est un jeu, c’est fait pour être fun !
    • 3) La compétition , l’e-sport ! Vous aimez le challenge et affronter les joueurs du monde entier, insulter tout le monde dans la joie et la bonne humeur, l’amour et le respect de votre prochain. Ce nouveau jeu sorti, c’est le rendez-vous de la bande à Kévin, c’est l’endroit où il faut être. Tout simplement.
    • 4) La frime : ''J’étais là, day one, après 5 heures de queue dans la nuit et le froid, j’ai pu faire signer mon exemplaire par le producteur du jeu, je suis le plus heureux des hommes ^o^''
    • 5) La collection : ''Attends tu as vu ce superbe collector limité à 2 exemplaires dans le monde ? Il y a des vrais morceaux des développeurs dedans !''
    • 6) La spéculation : ''Le jeu est en rupture et il ne sera jamais réédité, je vais pouvoir le revendre 10 fois son prix héhéhé !''
En guise de conclusion, nous vous conseillerons toujours de bien vous renseigner au préalable avant de passer à la caisse. Si nul n’est à l’abri d’une mauvaise surprise, il est possible la plupart du temps d’éviter les attrapes nigauds que peuvent être les achats compulsifs.
Mais il y a aussi des valeurs sûres, vous avez peu de chance d’être déçu par le prochain GTA ou le nouveau Mario. Lorsque les itérations ne sont pas annuelles et les studios réputés, vous pouvez acheter les yeux fermés et même, soyons fous, en précommande.
Bon vent et bon jeu !